Je croyais honnêtement que nous qui ne sommes concernés que dans une mesure déontologique (ce truc si parcimonieusement distribué), nous comprendrions réciproquement à l'instant du choix, forcément tripartite. Or, plus l'échéance approche, plus l'effet anesthésiant d'un verdict annoncé se recule.
J'ai un souvenir précis du 7 mai 2017 vers 18h30. Le même, strictement le même raisonnement que celui qui fait de gens authentiquement de gauche des électeurs d'Emmanuel Macron demain, m'a poussé tel un automate vers mon bureau de vote à 200 mètres d'ici, pour une même démarche (de zombie).
Les mêmes, oui je le jure sur ma propre tête chenue, strictement les mêmes qui m'ont reproché par la suite cette pulsion citoyenne (mais sans animosité excessive, à l'époque) tiennent aujourd'hui LE discours responsabilisant, à l'intention de l'écervelé abstentionniste. Dont le credo en l'occurrence est assez clair...
Vous voulez du 66-34 comme en 2017 ? Dans l'absolu, aucun problème. Il y a sur Mediapart bien d'autres complexions à 100% de matière antifa sous toutes ses formes, et ce depuis le berceau.
Mais dans la formule arithmétique, ayant déjà donné voici cinq ans dans la catégorie "les-baisés-comptez-vous", de combien ferons-nous baisser un score aussi indécent, en nous dispensant de tout quitus donné à une politique honnie?
Si vraiment j'ai tort, si vraiment je ne mesure pas le danger, si vraiment je suis encore plus con qu'en 2017, le reproche a le droit d'être affectueux. Ma chère et tendre sera cocue, c'est son tour, comme une sorte de foyer fiscal satisfaisant au devoir conjugal d'alternance...
Je ne vous demande pas de gros câlin, mais juste de la compréhension, merdralor!