Connaissiez-vous Jay Jay Deubeuliou?

En d’autres temps mediapartiens, une demi-douzaine de crânes d’œuf ou concombres contondants plus ovales encore, faussement masqués mais réellement allumés (nous avons les noms) auraient rendu à John James Williams l’hommage qu’aujourd’hui la mort induit, et le mors emballe trop souvent.

Il ressemblait à un rosbif. Pire encore, à un héron rosbif. Des rouflaquettes improbables même dans les seventies, et des cannes blanches de peu de rapport avec une quelconque malvoyance... et encore moins avec un été à Tenby, ce Pays de Galles qui bronze au lieu de bosser à la mine. Ou de jouer au rugby.

Car JJW voyait tout, sur un périmètre de cent mètres par soixante-dix environ. Certaines plages de son pays présentent d’ailleurs cette étonnante topographie à peine sablonneuse à marée basse, qu'on dirait les coronscôtes-d'Armor. Mais son rectangle à lui était vert, et la marée rouge y était une déferlante que bien des surfers péroxydés à la noixrecherche d’une longue droite eussent aimé chevaucher.

Ce fluet dépendeur d’andouilles est mouru à 72 ans, alors qu’aujourd’hui la règle est de le faire à 92. Manquerait plus que John Peter Rhys Williams nous fasse le même coup pendable, avec son grand pif et son menton proéminent de britiche de malheur...

Qu’il repose à jamais dans l’en-but où il a aplati tant de gonfles, et mef’ à tous les Williams, Davies et Jones d’outre-Cornwall !

hen wlad fy nhadau...

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