Dans un rapport publié le 18 avril 2008, l'UNESCO stigmatise les pays industrialisés qui ne tiennent pas les engagements pris en faveur du progrès de l'éducation dans les pays en développement. L'UNESCO note un « ralentissement général des engagements des donateurs à l'égard de l'éducation », ce qui « pourrait avoir de graves conséquences pour les progrès de l'éducation dans les pays à faible revenu ».

Le montant total de l'aide au développement de l'éducation stagne à 5 milliards de dollars, alors que selon les estimations du Rapport mondial de suivi de l'EPT (Education Pour Tous) 2008, environ 11 milliards de dollars sont nécessaires chaque année pour réaliser l'éducation pour tous dans les pays à faible revenu. Même si les promesses faites au Sommet du G8 de Gleneagles en 2005 sont tenues l'aide en faveur de l'éducation de base ne dépassera pas les 6 milliards de dollars en 2010.

 

L'UNESCO note encore que certains donateurs importants en matière d’éducation – comme l'Allemagne ou la France – utilisent la moitié de leur aide pour financer les études des étudiants étrangers dans leurs propres universités.

 

Le communiqué de l'UNESCO n'a guère fait la une — ni les pages intérieures — de la presse occidentale. C'est sur le site en langue française de.... l'Agence Chine nouvelle que je l'ai découvert. Décidément, il est toujours plus facile de voir la paille des droits bafoués chez son voisin que la poutre des droits que l'on bafoue soi-même. Et je laisse à chacun le soin de décider si cette maxime s'applique plutôt à la France ou à la Chine...

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