55% des étudiants en CPGE (Classe préparatoire aux Grandes Ecoles) sont des fils de cadres ou de personnes exerçant une profession libérale. Les enfants d'ouvriers ou d'inactifs ne représentent, quant à eux, que 9% . Il est intéressant de comparer ces proportions à celles observées à l'entrée de la sixième : ici on compte 16% d'enfants de cadres contre 38% d'enfants d'ouvriers. Un rapide calcul montre qu'un enfant de cadre a ainsi 14 fois plus de chances d'entrer en CPGE qu'un enfant d'ouvrier.


Des décennies de massification de l'enseignement n'ont guère apporté la démocratisation escomptée. Aujourd'hui, comme il y a cinquante ans, l'école reste un instrument de reproduction intergénérationnelle de la hiérarchie sociale. A l'heure où les marchés du travail se polarisent en niveaux de qualifications, de salaire et de rémunérations fortement inégaux, il ne reste guère de place pour les pauvres dans l'ascenseur social...


Source : http://www.educpros.fr/uploads/media/Note_d_info_0816.pdf

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