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Billet de blog 15 décembre 2010

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La banlieue

" Cherchent-ils des réponses dans ces wagons trop grands ou trop petits pour nos belles espérances ? "  © Nicolas Dutent 

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

" Cherchent-ils des réponses dans ces wagons trop grands ou trop petits pour nos belles espérances ? "

© Nicolas Dutent 

Sur le quai les heures passent et cherchent peut-être un sens

Les voies précisent un trajet qui ne voudrait pas choisir son destin ordinaire

De l’ombre à la lumière, il y a bien du chemin et le présent bavarde avec 

Trop de possibles, le coeur est parfois trop docile pour notre volonté

Les regards se lancent des raisons suffisantes mais peu de raisons suffisent à 

Expliquer pourquoi les voyageurs s’en vont, toujours contraints, cherchent-ils des 

Réponses dans ces wagons trop grands ou trop petits pour nos belles espérances ?

Quelques néons regardent fatigués les secondes mourir là, mourir d’indifférence

Pourtant, le pas pressé ou hésitant, tout ici veut forcer et froisser le silence

Alors, clandestinement, quelques sourires s’entassent, de longs soupirs se tassent

Mais il fait déjà nuit, la gare n’a plus envie, les bancs enfin s’ennuient

Quand le matin revient, les trains remplissent de rêves et de fatigue un jour nouveau : 

Un jour de pluie poignarde le ciel, un autre se repose et veut croire aux couleurs 

Qui peignent les contours d’un bonheur provisoire

Un travailleur décide d’assoir sa solitude et de passer ainsi les portes de l’habitude

La vie s’échappe d’une fenêtre étroite, maquille d’un soleil obstiné

Des tours qui souffrent et se réveillent dans cet horizon gris, 

L’espoir, toujours l’espoir... est ici chez lui, il est fier et aussi rouge que

La révolution tranquille qui prépare sa victoire sur la fatalité et fera que demain, 

On ne l’exclut plus du jour, du mouvement lent du monde.

Nicolas DUTENT,

La banlieue, poème paru dans l'Humanité

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