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Billet de blog 1 févr. 2015

Avec Naples dans Rome

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Quand après avoir cherché à sillonner Rome dans tous les sens en sautant d’un bus à l’autre au hasard pour se saouler de lumière et de beauté, que votre patience en a assez d’être défiée par des temps d’attente parfois d’une demi-heure et que vos fessiers ont dégusté des rafales de coups pendant des heures à cause de l’état catastrophique des chaussées, que vous avez une pensée pour ces jeunes Italiens que vous avez croisé sur le départ de leur pays natal pour des mondes meilleurs comme on partait autrefois de la Creuse, du Morvan ou de Bretagne pour aller gagner sa croûte ailleurs, et une autre pour ce pays qui, comme d’autres, est en train de se transformer à l’échelle mondiale en une région déshéritée malgré ce qu’en disait Sua Eccellenza Berlusconi - « Ma che mi parlate di Crisi ! In Italia, I ristoranti sò pieni ! / Mais vous la voyez où la Crise ! En Italie, les restaurants sont pleins ! » - et que vous vous décidez in fine à héler un taxi, vous tombez sur un vieux chauffeur napolitain écoutant à fond les ballons à la radio un match de Naples, vous oubliez dans la seconde tout ce qui vous occupait, vous énervait, que l’Italie est cette terre de traditions où les discussions sur des tas de choses sont si anciennes qu’elles se transforment au fil du temps en aimables papotages au coin du feu, dans une sorte d’hiver sans fin, entrecoupés de longs silences désolés, de souvenirs susurrés et de rêveries étouffées. Naples mène 2-1 face à Vérone et « Sono ancora sei minuti, mi scusa, ma non posso smettere, tre punti oggi e saremmo  a quatri della Roma… Perchè la Juve (prononcer Youvé) ormai è intoccabile / Encore six minutes à jouer, excusez-moi, mais je ne peux pas éteindre, si on prend trois points aujourd’hui, on sera à quatre de la Roma… Parce que désormais la Juve est intouchable. - Prego, prego… Mi porta a Monteverde. Io sono per la Roma, il mio idolo è Francesco Totti / Je vous en prie, je vais a Monteverde. Moi je suis pour la Roma, mon idole, c’est Francesco Totti. Six minutes. Circo Massimo, Testaccio, Trastevere… Coup de sifflet final dans une montée du Gianicolo, coup de frein - un cri, un sourire, de la malice plein le regard qui cherche le vôtre dans le rétroviseur et un très vieux monsieur dans sa très vieille voiture est redevenu en un instant grâce au football un tout petit ragazzo

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