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Billet de blog 28 juillet 2011

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Lundi 11 juillet, Crimes et délits de Corse

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Des braquages à Ajaccio, en Corse, ça oui, nous en avons toute l'année, davantage en été, c'est vrai, mais nous en avons toujours eu et tant qu'il y aura des hommes et des billets de banque, nous en aurons. On les appelle parfois "Hold-up" pour ceux qui rapportent ou "Casse" pour les meilleurs d'entre eux. Le terme "Braquage", lui, se décline pauvrement. Petit (100 à 10 000 €). Gros (plus de 10 000 €). De nos jours, avec les systèmes de sécurité et de surveillance de plus en plus sophistiqués des agences bancaires et des transporteurs de fond, les gros se font rares. La belle époque des bureaux de Poste perdus dotés de deux cent ou trois cent mille francs est révolue. En revanche, les petits sont légion car ils sont commis envers des particuliers peu ou pas protégés. Commerçants, touristes, personnes âgées. Mais cet été, un nouveau type de braquage est apparu à Ajaccio. Le bébé braquage. Il ne rapporte jamais plus de cent euros. Une boulangerie, un fourgon à pizza ont été ainsi délestés de quarante et trente euros. Une épicerie de quatre-vingt. On soupçonne qu'il s'agit à chaque fois du même agresseur - "jeune, nerveux, cagoulé et armé". Une sorte de "M. le Malade" qui, au vu du nombre de meurtres commis ici depuis deux, trois ans, et du nombre de tueurs qui doivent se balader parmi nous, n'empêche personne de dormir. Les meurtres aussi, ça n'arrête pas. Le jour, la nuit, en pleine ville, au village, à domicile, sur la route, devant les enfants. Il y en a tant qu'on ne peut pas ne pas se dire qu'il doit y en avoir toujours un en préparation (dans des réseaux plus ou moins opaques - en tout cas, bien connus des services de police). Bon et à part ça. Eh bien météo maussade, comme partout. Jours de pluie, grands vents, ciels d'océan, chaleurs d'Afrique, fraîcheurs des cimes et tous ces gens, l'été, qui viennent de partout, toutes ces belles personnes émerveillées et qui, en même temps, ne savent pas trop où elles sont, on a envie de leur dire, vous êtes ici chez vous. La Corse est à nous tous, à l'humanité. Au monde vivant. Il y a beaucoup d'hommes ici qui semblent avoir oublié qu'ils font partie du monde, de l'humanité. C'est un oubli terrible.

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