Notre Révolution : Ni les Urnes, Ni la Rue.

Parce que nous avons déjà gagné cette guerre pour la Liberté et la Paix, si nous acceptons de ne pas la faire et si nous acceptons que des urnes à la rue, nous avons déjà perdu. Se poser la question de ce qu'il adviendrait de nos Libertés après une Révolution du Peuple est peut être le meilleur moyen de nos rendre compte de la Folie de nos Luttes et de leur inutilité sous leurs formes actuelles.

L'élection catastrophique que nous venons de vivre nous apporte - et j'y serai d'une manière ou d'une autre - le début d'une lutte sociale logique qui est, depuis bien avant l'annonce de ses résultats du premier tour de la Présidentielle, le retour à une vague tout juste entamée de manifestations criant révolte en se heurtant à la violence annoncée des forces étatiques. 

Des manifestations qui, dans la provocation de ces Temps durs et bruns si présents, sont devenues tout ce qui reste, en apparence, à nos Libertés pour exprimer notre mécontentement. Le Moment qui vient est si frustrant pour la majorité d'entre nous.

L'horreur qui se dessine est le reflet déchirant d'un abandon et d'une lobotomie de l'Humanité par elle même. La Planète entière se meurt et nous continuons de regarder une poignée d'Hommes et de Femmes diriger et manipuler notre court Temps de Vie, comme hypnotisés par notre propre inconscience et notre égocentrisme individualiste.

Chacun d'entre nous, dans son je-m-en-foutisme ou son incapacité de rassembler, a laissé faire cela à tout ce qui nous entoure : la planète se meurt oui, mais sous nos yeux vident de lucidité.

Les Temps qui viennent vont rassembler un peuple vidé de sa principale ressource vitale : L'Espoir.

Des Hommes et des Femmes de toutes générations devraient descendre dans la rue dans les prochains jours si un retour à l'effervécence populaire qui exalte depuis le résultat des élections n'est pas juste une apparence. Une effervécence qui n'existe presque plus de nos tristes jours que dans l'essort d'une cérémonie de victoire d'une équipe de football ou d'une autre.

Parce que c'est bel et bien la juridiction étatique qui vole les voix du peuple et transforme l'expression de la Démocratie en un sujet secondaire et qui brise ainsi la seule communication possible entre les êtres en les renvoyant à leur différences de réactions.

Dans la blessure animale d'une soumission sociétale que l'on nomme élections, on nous a privé de contrôle sur la simple probabilité de penser à être et devenir Demain tous ensemble, ce Peuple Libre qui pourra retrouver l'effervécence de la joie et de l'Avenir.

Pour beaucoup le seul choix,  après un tel résultat électoral, c'est la Rue.

Il n'est cependant nul doute que le peuple joue avec un coup de retard et que le scénario tant espéré de la Révolution a été prévu et finement préparé, répété comme un balai de répression de l'état face au peuple.

Comment oublier les agissements violents des bras armés de l'état lors des derniers mouvements sociaux, ou encore lors de leurs défilés incessant dans les quartiers sensibles et jusqu'aux ratonnades sur les victimes des exodes migratoires, ce fruit pourri de la folie humaine ? Comment supposer une seule seconde que des personnes qui ont organisé et centralisé tant de pouvoir entre leurs mains sales ne puissent pas avoir prévus la fin rapide et exemplaire d'une révolte qui remettrait en cause leur puissance et notre soumission ?

Sans rentrer dans les fourberies de la conspiration, il est évident que lorsque l'on s'attaque au coeur battant de celui dont vous êtes le sang et la matière première de sa puissance, il ne faut pas s'attendre à etre traitté comme autre chose que comme l'esclave qui se révolte et qui doit, pour ne pas oublier sa place, en payer le prix.

Dans les faits, comme aveuglés par la libération de la seconde guerrre mondiale, le peuple révolutionnaire de France a laissé les rédacteurs de la Constituation de 1958 retirer l'artcile 35 de la constituion du 24 Juin 1793 rédigé ainsi : "Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Il suffira donc que les plus déterminés réussissent à passer le premier cordon de sécurité de l'ordre établi pour voir fleurir les ronces de l'autoritarisme qui ne se cache plus. Cette position logique ou, la rue en colère voudrait reprendre le controle de sa Vie pour et au nom de ce peuple héritier de la Grande Révolution de 1789, pourrait faire se déclencher d'une simple réunion la fermeture immédiate de la Démocratie. Il suffirait pour cela de faire appliquer un des articles les plus tyrannique de notre Constitution Française réécrite par Debré, De Gaule et consort : L'artcicle 16 de la Constitution Française de 1958...

En résumé de l'article 16 de la Constitution de 1958, le Président de la République peut prendre le Contrôle Totale du pays et le rendre seulement si il trouve en ses paires et maitres de la République actuelle un  consentement, ce qui semble faisable en plein état d'urgence.

Il va sans dire que cela serait alors le signe certains de l'annulation de la présente élection. Mais au delà de ce fait qui pourrait réjouir certains d'entre nous, il faut voir en face que la violence non maitrisée de la Rue, et à mes yeux bien légitime pourtant, le début d'une longue agonie de nos libertés.

Et il serait alors bien arogant de minimiser les convictions les plus tyranniques d'un homme et Président qu'est François Hollande, capable de laisser dans son pays des enfants se faire sodomiser par la police ou de protéger le gendarme qui a tué Remi Fraisse par exemple. Un Président de la République qui ne l'oublions pas bombarde chaque nuit ou presque, des Hommes et des Femmes endormis à l'autre bout du Monde pour un peu plus de Pouvoir en pleurant les intérets de la démocratie et de la France. 

Ma connaissance de certaines tactiques de guerre dont j'ai pris connaissance en écoutant longuement mon grand père raconter ces histoires de guerre, me laisse à penser que la première des choses à faire pour diminuer l'ennemi est de le priver de ravitaillement. Imaginons alors que la Rue prennent pouvoir et possession de Paris

Pour la capitale se serait rapidement la pénurie : il va de soit que non alimenté en nourriture par les producteurs agro-industriels de Province, en cas de route bloquées par des barrages d'une armée réquisitionnée par l'urgence d'une telle situation, et pire en cas de réquisiton des stocks de nourriture par un état bloqué dans son fonctionnement habituel, les troupes révolutionnaires seraient vite désorganisées autant que cela est le cas dans les actions directes auxquelles j'ai pu assister ces dernières années.

En effet, couper les vivres permettrai  non seulement de rendre le peuple affamé et soumis, mais de tenir en position de faiblesse ceux qui seront toujours dans les rues à se battre. un positionnment stratégique classique qui permet également pour ceux qui ne comprendraient pas un tel scénario, d'organiser des distributions de nourriture en fanfare dans les rues non tenues par la révolte, sous fond d'uniforme aux couleurs de l'état providence, auxquels s'attacheraient comme on l'a vu avec les braves soldats Américains en 1945, les familles et les enfants affamés. De ce simple fait, le choix de l'opinion publique ne fait aucun doute. N'oublions pas qu'il n'y avait que peu de Résistants et de maquisards comparé au nombre de collaborateurs durant la seconde guerre mondiale.

 Un scénario ou l'ennemi est ainsi affamé, mais surtout plus faible dans le coeur de l'opinion publique.

Parce que, si comme certains experts le disent en 7 jours à peine les stocks des magasins de la capitale seraient vides, la pénurie alimentaire serait bien plus rapide si les supermarchés venaient à être systématiquement démolis et pillés au nom de la destruction des symboles du grand capitale. Idem pour les distributeurs de billets. Comment sans une organisation structurée des le départ exercer les deals nécessaire au quotidien de tous sans une monaie d'échange. Pour troquer, encore faut-il posséder. Et c'est la le plus gros point faible d'une révolte que tout le Monde n'aura pas réclamé. On n'organise pas un coup d'état sur un coup de tête. L'Histoire du Monde en sait quelquechose.

Tant que les villes ne seront plus autonomes en nourriture, elles ne seront pas prenable.

Je pense il ne faut pas oublier que si De Gaule à su revenir avec des centaines de milliers d'hommes prêts à mourrir pour un pays qui n'était pas le leur en mai 1944, soit 4 ans après son exil sur les terres Anglaises, notre Président et celui qui lui succédera bientot le ferait bien plus rapidement si un tel siège aussi libertaire celui ci soit il, sur une ville quelle qu'en soit sa taille arrivait à exister. Surtout si une coordination nationale n'est pas effective. Si une seule ville tombaient aux mains bienveillantes d'un peuple idéaliste et non-armé, il n'y aurait qu'à laisser les vainqueurs d'une si honorable bataille profiter de leurs victuailles quelques heures, de boucler toutes les entrées des villes comme ils savent le faire dans toutes les villes assiégés par exemple par DAESH ou encore en Lybie, ou derrière des victoires éclaires, ils ont imposés la terreur de leurs engins de guerre avant de repartir et de laisser le Chaos.

Je suppose donc, qu'en cas de prise d'une quelconque place étatique Française par le peuple, qui ne serait que synonyme d'un retour des porteurs de la Démocratie à l'occidentale et des "Alliés", et donc de ceux qui dirigent la grande majorité du Monde actuel et, rappellons le au passage, l'industrie des armes qui elle se porte plutôt bien en France. Rendre la France au porteurs de la Démocratie telle qu'on la vit aujourd'hui, serait sans doute bien plus simple qu'une victoire en Syrie ou ailleurs. Chaque ville prise par les révolutionnaires serait si je ne m'abuse, reprisent plus vite qu'elles n'auraient été libérés de la folie de ceux qui nous gouvernent au prix de la santé de la planète et de nos Vies.

La Nasse : la technique d'affamer son ennemi est ancestrale et fut d'ailleurs celle qui fit (bien heureusement pour ces peuples selon moi) perdre les ex colonies Française en Asie.

C'est à dire qu'en creusant des galeries très profondes et sur des distances incroyables, les libérateurs des pays colonisés ont piller les denrées et les armes des bases ennemies, le privant ainsi de vivre et de munitions. Une fois encerclées, leurs soldats n'étaient plus bons qu'à se rendre, eux qui n'avaient même plus que leurs bonnes volontés de marionettes coloniaslistes pour se nourir. Bien qu'on apprenne pas ceci dans nos manuels scolaires, c'est ce qu'on appel le principe de la nasse. Un principe est vieux comme le Monde.

Retour à ce scénario peu probable vu le peu de construction qui règne dans les techniques de manifestations des militants français, et pire si on regarde de plus près les dégats sur une possible coordination entre différents courant causés par les extrémistes - spécistes ou féministes par exemples mais il y en a pleins.

Concrètement et en cas d'une cohésion parfaite entre révolutionnaires : les villes actuelles, ou du moins les centres des grandes villes actuelles sont vides de tout arbre fruitier. Les potagers sont constament situés en périphérie et restent ridculement inadéquate à l'autosuffisance alimentaire nécessaire à mener de front ce genre de bataille.

En tout cas pour moi une chose est certaine, tant  qu'une organisation préalable de la population à des techniques de combats ne sera pas en place face à la cinquième armée du Monde, le combat n'est qu'une utopie suicidaire.

Je suis clairement pour faire front. Je suis cependant pour des opérations organisées en groupe et de manière ponctuelle car un combat de face n'attirera que défaite et humiliation de ceux arrêtés par les forces de l'ordre et de leurs familles. La moindre débacle faisant suite à une révolte violente attisera facilement le corps de cet ennemi commun qu'est cette machine capitaliste et financière que toute notre planète mérite de voir s'effondrer.

Il nous faut donc accepter sans trop lacher tout de même cette nouvelle défaite de la démocratie et manifester oui, mais sans laisser la chance à l'ennemi de nous détruire en lui offrant nous même les armes de notre volonté de changer ce monde. Nous n'avons pas le droit de nous affaiblir ainsi et de rendre notre lutte stérile en voyant les plus déterminés d'entre nous être enfermés les uns après les autres, et pire pour certains mourir ou pleurer nos frères, nos soeur blessé-e-s et humilié-e-s.

Ce genre de défaite serait de plus un signe marqué au fer rouge de notre faiblesse, pour celles et ceux qui dans la lutte qui vient, voient une chance de réelle Démocratie et de Libération des Peuples dès aujourd'hui, après avoir naïvement espérés une élection sans trucage et sans une r éelle campagne électorale populaire ou l'expression du débat de ceux qui représentent le peuple n'a pas existé.

 La confrontation les dérangent bien moins armes aux poings car ils sont plus armés que nous. C'est dans la peur de l'autre, du traitre et de l'étranger qu'ils trouvent les votes et l'abstention. C'est dans la terreur des armes qu'ils controlent le Monde.

 C'est pourquoi, je pense qu'il faut garder son sang froid et ne pas céder à la division voulue, celle qui nous a fait manquer une fois de plus les années de préparation à reprendre le controle de nos vies par la révolte si cela doit être le cas. Il n'y a pas de violents et de non-violents. Il n'y a que des révoltés.

Les élections Présidentielles sont perdues quel que soit le résultat du second tour pour tout une partie du peuple dont je fais parti. Nos moyens matériels, qu'ils soient logistiques, alimentaires ou armés sont bien trop faibles pour prétendre à reprendre le pouvoir par la force.

Cela ne veut pas dire que la Rue ne peut pas le faire, si les arguments qui ouvrent les yeux aux militaires et autres policiers qui patrouillent et frappent les plus démunis et les enfants qui manifestent étaient entendable face à une Vie entière de manipulation et d'asservitude par le crédit banquaire. Mais je crains que ces arguments qui sont les notres sonnent trop de désaccord entre ceux qui font les Luttes pour y parvenir.

Bien que terrifiant, ce rapport ne changera pas si nous n'avons pas mieux à proposer en remplacement de nos échangent égotiques entre partisans d'une Lutte de Front et armés et les pseudos intellectuels de la non-violence. Je refuse de croire que ceux que l'ont nomment flics à juste titre soient purement mauvais. Mais si les convictions que nombres de personnes partagent avec moi sur la Liberté est aussi fortement ancrée que les conditions qui font de ces Hommes et de ces Femmes le bras armés de tout un sytème mondialisé, ce n'est pas en nous affrontant et en nous rendant coup pour coup que nous nous entendrons Demain.

Ceux là ont en échange de leur engagement le manger et la sécurité que nous avons perdu dans les différentes destructions des acquis sociaux, et nous avons aujourd'hui pour seul lendemain à leur proposé à l'heure actuelle nos maux et nos discours si proche de la haine, que même dans les rangs de la révolte, ils sèment la dissonance.

A mes yeux, si la guerre doit avoir lieu et qu'il n'y a plus d'autres solutions que de se battre, j'irais. Pour reprendre à ma sauce les mots qui me touchent le plus chez Gandhi, je ne conseillerai jamais la lacheté au détriment de la violence si aucune autre solution n'est envisageable pour Lutter. Mais il n'est pas venu à mes yeux le Temps pour cela, il est encore trop tôt, et certainement pas, comme le voudraient certains qui ne croient plus aux urnes et en l'idéologie d'un nouveau courant plus vrai et porteur des valeurs d'une Vie Libre et épanouie, trop tard. 

 Je pense qu'il est sincèrement venu le Temps de comprendre que derrière chacune des secondes de notre Vie, nous avons la possibilté de choisir progressivement d'utiliser nos compétences pour rendre chaque Commune, et même chacun AUTONOME et de ce fait prêt à regarder plus loin avec de quoi apporter à un Tous Ensemble inévitable la chance et l'Espoir ne pas voir mourir cette planète.

Nous devons ensemble construire nos propres indépendances individuelles en accédant à une autonomie planètaire constante. Il faut nous réhabituer à avoir trop en construisant à la base l'autonomie alimentaire, médicale et surtout le plaisir de partager nos savoirs et notre Temps avec celui qui passe à coté de nous.

Après tout, si nous avons un toit et à manger sans avoir à travailler pour un salaire de misère, et sans passer par ceux qui détruisent nos vies et empoisonnent de leur industrialisation massive notre planète, peut on me dire franchement à quoi tiendrait toute cette mascarade ?

Sans notre participation  leur système tout entier est mort. Nous n'avons, j'en suis persuadé, pas besoin de Révolution armée, ni de l'élection d'un tel ou d'un tel, pour staisfaire ce qui reste pour chacun d'entre nous qui ne cherche pas le pouvoir un but :

La Liberté Universelle Bienveillante.

Ce battre, au sens guerrier ou au sens moral, pour changer le Monde et l'Avenir, c'est comme abandonner l'idée qu'ils nous appartiennent d'hors et déjà. Il ne dépend que de nous de le faire s'arrêter ce système planétaire obsolète dès Demain, en changeant radicalement nos comportement.

Nous sommes plus nombreux et au lieu de crier que nous sommes contre tout ce qui se passe, j'inviterai si j'arrivais à être entendu le Peuple à s'unir et à simplement prendre le temps de planter de quoi manger partout ou pousse ces ignobles pelouse sur lesquels on nous demande de ne même plus marcher, et de retrouver ainsi le Temps de vivre, sans oublier biensur , de ne jamais laisser se faire ce qu'ils ne peuvent pas faire sans nous : Nous employer.

Il est temps de devenir non pas la Révolution, non pas la Lutte, mais simplement ce que nous devrions jamais avoir cessé d'être, si seulement nous pouvions avoir la preuve que l'Humanité ne l'a finalement déjà été : LIBRES & EGAUX... 

Pour Demain, dès Aujourd'hui.

 

 

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