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Regroupons-nous pour bâtir une société démocratique, écologiste, égalitaire, multiculturelle et féministe : Passons à l’Offensive !
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Billet de blog 27 oct. 2021

Appel : passons à l'Offensive ! Regroupons-nous pour bâtir la société nouvelle

La planète brûle, les inégalités n’ont jamais été aussi fortes, tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains de quelques privilégiés : il faut agir ! Le capitalisme n'est pas réformable. Tissons notre toile. Partout créons un réseau de structures qui, en grossissant, seront à même d’instaurer des rapports de force qui contraindront les riches à rendre le pouvoir au peuple. C'est l'objectif d'une nouvelle confédération : l'Offensive. 

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Regroupons-nous pour bâtir une société démocratique, écologiste, égalitaire, multiculturelle et féministe : Passons à l’Offensive !
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Près de 70% des animaux vertébrés ont disparu en 50 ans. Une espèce végétale sur 5 est menacée d’extinction. Le Canada brûle littéralement sous un dôme de chaleur. Les inondations frappent durement l’Europe. Amsterdam, Tokyo, New York, Singapour ainsi que d’innombrables îles et territoires côtiers risquent d’être engloutis par la montée des eaux due au réchauffement climatique. 95% de la population mondiale respire un air toxique, ce qui cause 7 millions de morts par an. Notre planète court à sa perte et c’est les pays du Sud qui encore une fois paieront le plus lourd tribut.

Les 2 153 milliardaires du monde entier possèdent plus de richesses que 4,6 milliards de personnes, soit 60% de la population mondiale. 2/3 de ces milliardaires tirent leurs richesses d’un héritage, d’une situation de monopole ou de népotisme. Et ce sont encore ces mêmes milliardaires qui tirent des bénéfices de la crise sanitaire !

La “démocratie” représentative est conçue pour permettre aux puissants de confisquer intégralement le pouvoir politique. Ainsi, conscientes de cette arnaque,  66% des personnes inscrites sur les listes électorales françaises ne se sont pas déplacées lors des dernières élections. Elles étaient même près de 90% dans certains quartiers populaires. Pourtant, le mouvement des Gilets Jaunes a montré tout l’intérêt que porte le peuple à son destin en affirmant sa soif de justice sociale et de démocratie.

Cette fausse démocratie ne garantit pas non plus l’égalité. Pire, elle alimente, accroît et multiplie les formes d’exploitations : les femmes sont victimes de violences sexistes et sexuelles quotidiennes, leur salaire moyen est inférieur de 19% à celui des hommes. Non, pour elles, comme pour les personnes LGBT+, il n’y a toujours pas d’égalité de droits !

À toutes ces injustices et ces inégalités s’ajoute celle du racisme systémique, que les habitant·e·s des quartiers populaires subissent de plein fouet. La police tue impunément les arabes et les noir·e·s. Rien que durant le premier confinement du printemps 2020, 12 personnes sont décédées suite à une intervention de la police ou de la gendarmerie. L’islamophobie a été élevée au rang de religion d’État, comme l’illustrent les outrances du projet de loi dit “séparatisme”. L’État traque les migrant·e·s et les sans-papiers, emprisonne des familles dans des camps, détruit les tentes de celles et ceux qui dorment dehors, même lorsqu’il gèle.

Il n’est pas de sauveurs suprêmes

On se souvient toutes et tous des grandes promesses des politiciens qui devaient régler ces problèmes : “Make Our Planet Great Again”, “Mon ennemi, c'est la finance” ou encore ce fameux “monde d’après” plus écologiste et plus social qui devait suivre le COVID. Ces promesses ne sont jamais tenues, et elles ne sont de toute façon pas tenables en l’état actuel des choses. La réalité, c’est que l’accroissement des inégalités comme la destruction de la planète ne font que s’accélérer. Crise après crise, les pauvres deviennent toujours plus pauvres, les ultra-riches toujours plus riches et la planète toujours plus invivable.

Les milliardaires se sont plus que jamais goinfrés pendant la pandémie. Ces profiteurs de la “guerre du COVID” n’ont eu aucun scrupule à mettre en danger et à spolier les travailleuses et travailleurs “en première ligne”. La situation résumée en un chiffre : leur fortune a augmenté de 17% rien que pendant le confinement.

Pour sauver leurs multinationales de l’aéronautique et de l’automobile - celles-là mêmes qui comptent parmi les plus importants producteurs en gaz à effet de serre - et pour déployer leurs joujoux dystopiques (drones, apps de fichage, hélicos survolants des plages désertes où le risque de contamination est de toute façon quasi-nul…), ils n’hésitent pas à dépenser des dizaines de milliards d’euros d’argent public ! Les soignant·e·s, les étudiant·e·s, les caissier·e·s et les livreur·euse·s Amazon, comme tant d’autres, pourront encore attendre longtemps.

Les États - pourtant soi-disant peu enclins à contraindre (les riches) ou à entraver les libertés (d’entreprendre et de commercer) - n’ont pas hésité une seule seconde à enfermer et à fliquer des dizaines de millions de personnes, en dépit d’un grand nombre d’études scientifiques démontrant l’inutilité… d’un grand nombre de ces mesures !

À aucun moment le peuple n’a été consulté pour décider de la stratégie à adopter face à la pandémie, ou pour savoir s’il fallait privilégier “l’économie” à la vie sociale, politique, artistique et culturelle. Il n’a pas eu son mot à dire quand il a fallu choisir entre aider les plus pauvres frappés de plein fouet par la crise ou subventionner le CAC 40. Il n'a pas eu son mot à dire non plus lors de la mise en place du pass sanitaire. Jamais il ne fut ne serait-ce qu’envisagé de taxer les plus riches pour renforcer le système de santé public. Jamais il n’a été question de placer les vaccins sous licence libre pour que tout le monde (y compris les pays anciennement colonisés) puisse en bénéficier.

Il n’aurait quand même pas fallu que le peuple choisisse la liberté ou la solidarité au détriment de la sacro-sainte “croissance”, comme il ne faudrait pas qu’il décide de sauver la planète au détriment des profits des actionnaires !

Les élu·e·s ne sont que les hommes de paille de la grande bourgeoisie. Et même si un jour un·e politicien·ne sincère arrivait par chance à être élu·e malgré la propagande incessante des médias des milliardaires, sa position ne lui permettra jamais d’affronter la classe dominante qui verrouille toutes les institutions. Souvenez-vous du coup d’État de Pinochet.

Organisons-nous dès maintenant

Nous ne pensons pas que le capitalisme soit réformable. Nous ne pensons pas que l’on puisse changer quoi que ce soit en participant à la mascarade qu’est la “démocratie” représentative. La situation est urgente. Nous n’avons pas le temps d’attendre un hypothétique Grand Soir.

Pour faire disparaître les inégalités systémiques et restaurer une harmonie entre les êtres humains et leur environnement naturel, notre seul espoir consiste à bâtir une société nouvelle : une société intégralement démocratique. Mais tenez-le-vous pour dit : les riches et leurs États ne nous laisseront pas faire. Ça tombe bien, nous ne comptons pas leur demander la permission !

Dès maintenant, nous devons nous organiser pour bâtir ce monde nouveau et renforcer chaque jour un peu plus les rapports de force qui nous permettront de reprendre le contrôle de nos vies et de stopper l’écocide en cours.

Un État centralisé soi-disant “de gauche” porterait inévitablement en lui les germes du capitalisme, de l’autoritarisme, de la bureaucratie, des discriminations et de la destruction des écosystèmes. À la place, nous appelons à mener sans attendre une grande Offensive de démocratisation par la base de tous les pans de la société. Reprenons le contrôle de la politique, de l’économie, de la justice, de l’éducation, de notre système de santé, de la technologie, des sciences, des médias et bâtissons nos propres structures d’autodéfense. Instaurons la gestion par le peuple et pour le peuple sur le principe de la démocratie directe (1 personne = 1 voix) et du mandatement impératif non-sexiste (les personnes mandatées appliquent les décisions prises par la base - et non l’inverse -, elles sont révocables et chaque mandat est porté par un groupe constitué au minimum de 50% de femmes). Suivons le modèle des Assayish du Rojava afin de supprimer l’institution policière et de la substituer par des organes de sécurité démocratiques, contrôlés directement par le peuple et respectueux des diversités.

À l’instar de nos aïeules et de nos aïeux qui, il y a 150 ans, se sont organisé·e·s au sein des Communes, et de l’espoir immense que représente pour nous la révolution en cours au Rojava, nous appelons toutes celles et tous ceux qui croient en un monde meilleur (ou tout simplement vivable) à s’organiser sans attendre, localement et dans tous les domaines de la société.

Tissons notre toile, bâtissons sans attendre ce monde nouveau ! Partout créons un réseau de structures qui, en grossissant, seront à même d’instaurer des rapports de force qui contraindront les riches à rendre le pouvoir au peuple.

Lançons l’Offensive !

Cette confédération, l’Offensive, sera à la fois un outil de lutte et l’embryon de la société nouvelle. En grandissant, en se renforçant et en se multipliant elle supplantera l’État et deviendra l’outil de gestion vraiment démocratique d’une société libérée, respectueuse de son environnement, égalitaire, féministe et multi-culturelle.

Pour mettre en place le confédéralisme démocratique, L’Offensive va créer, fédérer et développer des enclaves libres dans tous les pans de la société.

Ces espaces libérés seront, dès leurs créations, gérés démocratiquement suivant les principes de la société qu’ils participeront à bâtir.

Ils seront des outils de lutte qui permettront de défendre nos écosystèmes, nos libertés et nos conquis sociaux. Ils serviront également à instaurer un rapport de force solide avec l’État ainsi qu’avec les exploiteurs, à conquérir de nouveaux droits et à gagner notre autonomie. Mais plus important encore, ces enclaves constitueront la base organisationnelle de la société nouvelle !

Les structures confédérées remplaceront progressivement l’État et les entreprises capitalistes comme organes de gestion de la société. Pour y parvenir, nous les multiplierons, les ferons grossir et nous attellerons sans relâche à attirer de nouvelles et de nouveaux membres. Nous nous coordonnerons. Nous nous unirons sous la même bannière. Nous  travaillerons ensemble sur la base d’un fédéralisme global par delà les frontières. Nous serons pragmatiques : rien ne sera figé pour améliorer en permanence notre mode d’organisation démocratique et nous adapter aux contextes nouveaux. Nous organiserons notre autodéfense.

Les structures affiliées à l’Offensive pourront être des organisations et des associations (politiques, culturelles, sportives…), des lieux autogérés (locaux loués, bâtiments occupés), des espaces extérieurs repris aux États et aux multinationales (Zones À Défendre), des communautés en-ligne, mais aussi des coopératives de production (SCOP, SCIC…) et des communes et territoires conquis par les élections et pratiquant le municipalisme libertaire.

Toutes les entités affiliées à l’Offensive seront autonomes, mais devront respecter les grands principes structurants de la société nouvelle :

  • Écologie sociale : engagement fort pour la défense de l’environnement et la rupture avec le système qui le détruit, gestion égalitaire et démocratique des moyens de production dans le respect des écosystèmes, partage équitable des richesses et des ressources naturelles
  • Démocratie directe : autogestion intégrale par la base sur le principe du 1 personne = 1 voix et du mandatement révocable
  • Féminisme : au minimum 50% de femmes pour chaque mandat, lutte contre le patriarcat, respect des orientations sexuelles et du genre de chaque individu, mise en oeuvre de l’égalité des revenus à travail égal 
  • Respect des diversités et des minorités ethniques, religieuses, culturelles ou régionales. Engagement dans la lutte contre toutes les formes de racisme et de xénophobie : islamophobie, antisémitisme...
  • Fédéralisme global : coopération et solidarité entre les structures, respect de l’autonomie décisionnelle, culturelle et économique des autres structures membres de la confédération
  • Ouverture et massification : engagement à favoriser la participation et l’adhésion la plus large possible au nouveau modèle de société, pragmatisme, refus des postures de « pureté idéologique », refus des chapelles doctrinaires, attachement à la création d’une unité d’action en dépit des différences des participant·e·s
  • Refus de toute forme d’autoritarisme et du fascisme
  • Approche scientifique et rationalisme : s’attacher la pratique d’une démarche scientifique, privilégier l’établissement et l’analyse des faits, démocratiser la technologie et l’utiliser comme instrument d’émancipation plutôt que d’asservissement, la mettre au service du bien commun plutôt qu’à celui de quelques milliardaires, l’utiliser pour réduire le temps de travail et sa pénibilité

Pour réussir à mettre en œuvre son projet de société, l’Offensive devra d’abord faire en sorte de devenir une force politique incontournable. Nous devrons nous assurer une assise dans les rues, les quartiers, les villes et les territoires dans lesquels nous allons nous implanter et nous développer, jusqu’à pouvoir y supplanter l’État et le patronat. Pour cela, il nous faudra fédérer les initiatives locales allant dans le sens de notre projet. Il nous faudra également ouvrir de nouveaux locaux, fonder des groupes, collectifs et associations, s’organiser sur nos lieux de travail et créer des coopératives de production. Toutes ces structures devront former un réseau clairement identifiable répondant à un nom unique : l’Offensive.  

Notre confédération devra se doter de moyens de communication, d’outils de formation et d’éducation populaire, d’outils organisationnels, d’outils financiers, d’outils juridiques et de moyens d’autodéfense modernes et efficaces qu’elle mettra au service du réseau. Elle devra aussi impulser des grandes campagnes à échelle nationale et internationale en partenariat avec le réseau de structures alliées d’ici et d’ailleurs qu’elle se créera.

Dans l’immédiat, nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel à se rencontrer localement pour regrouper ou créer les structures locales qui constitueront le cœur de l’organisation.

Ces réunions locales déboucheront en septembre sur le congrès de fondation de la confédération. Ce congrès, auquel seront présents des mandatés de toutes les structures, déterminera la stratégie que la confédération suivra pour reprendre le contrôle de nos territoires et y instaurer une société vraiment démocratique, vivant en harmonie avec son écosystème et débarrassée des rapports de domination.

Si vous souhaitez rejoindre l’Offensive :

  • contactez-nous, nous vous mettrons en relation avec les autres personnes intéressées dans votre secteur et nous vous informerons des dates des réunions locales qui s’y tiendront
  • rejoignez notre Discord pour discuter avec des camarades d’autres secteurs et lancer des campagnes et actions communes
  • Abonnez-vous à nos comptes sur les réseaux sociaux, relayez les publications et parler d l’initiative à vos proches, ami·e·s et collègues afin que nous devenions les plus nombreux possibles : Twitter / Facebook / Instragram

La réunion de lancement de L'Offensive se déroulera le samedi 6 novembre 2021 à 14h à Lille (Maison Stéphane Hessel, 235 boulevard Paul Painlevé).

Toutes et tous ensemble, lançons l’Offensive pour reprendre le contrôle de nos vies.

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