Notre-Dame, l'improbable accident

Une bonne semaine s’est écoulée depuis le drame de notre Dame, et comme il fallait s’y attendre, les soupçons sur l’origine de l’incendie s’accumulent...mais faut-il crier au « complotisme », ou simplement au moins tenter de comprendre ?

Comprendre pourquoi, alors que l’enquête sur l’origine de l’incendie n’avait pas encore commencé, le gouvernement assurait que c’était un accident, écartant délibérément toute autre alternative ? lien

Certains allant même jusqu’à évoquer « un point chaud » lié à des travaux dans la charpente...sauf que les travaux n’avaient pas encore commencé : seuls les échafaudages étaient en cours de finition, comme le rappelle Philippe Villeneuve, l’architecte en chef chargé des travaux actuels, écartant cette possibilité d’un « point chaud », et rappelant : « les travaux n’avaient pas encore débutés, seuls les échafaudages étaient en cours de montage ». lien

Au fur et à mesure que le temps passe, cette thèse de l’accident devient de plus en plus improbable.

Ce qui n’a pas empêché la justice d’ouvrir une enquête excluant à priori le motif criminel, et portant sur « la destruction involontaire par incendie ». lien

Un internaute, Pierre Reynaud, s’exprime sur son blog « la France libre », dans les colonnes de Médiapart.

Comme il l’écrivait : « il est prouvé que Notre-Dame de Paris est l’un des rares monuments français qui bénéficie d’une protection extrême en matière d’incendie », ajoutant : « on ne peut écarter pour l’instant la théorie de la malveillance d’une personne qui aurait pu avoir accès au site des travaux entrepris sur la cathédrale ». lien

Le site « réseau international.net » ne dit pas autre chose...

Il pointe du doigt le fait que le bois de la charpente, âgé de plusieurs siècles s’est quasiment transformé en pierre avec les années, et la thèse de la « petite étincelle » y mettant le feu est plus qu’improbable, d’autant qu’entre les portes coupe-feu, le système de sécurité, et le réseau électrique remis à neuf, quelques temps auparavant, il aurait fallu une charge calorifique importante de départ pour lancer un tel incendie. lien

Une vidéo démontre catégoriquement que la thèse officielle de l’accident a du plomb dans l’aile. Des experts ont tenté de faire bruler une poutre en chêne vielle de 30 ans et ont lamentablement échoué. lien

Un artisan forgeron, ne croyant pas, lui non plus à cette thèse de l’accident, démontre dans une vidéo, qu’il est très compliqué de faire brûler du chêne de quelques mois même avec un chalumeau, d’autant plus difficile lorsqu’il a 8 siècles d’existence.

Sur ce lien, on peut découvrir d’autres tentatives de faire brûler du vieux chêne, sans y parvenir.

5 minutes de chalumeau n’ont pas réussi à émousser la résistance d’une poutre...et la seule réussite, bien modeste, d’endommager la surface de la poutre à l’aide de gel barbecue, de white spirit, et de chalumeau n’a finalement altéré que la surface de la poutre.

On se souvient que l’architecte qui avait mené ce chantier de rénovation électrique, et de sécurité, Benjamin Mouton, architecte en chef du site, jusqu’en 2013, ne parvenait pas à accepter comment un tel incendie avait pu se propager si rapidement, se disant « stupéfié ». lien

Interviewé par « le Point », il en a remis une couche déclarant notamment : « en 2010 et 2011, j’ai activé un protocole de protection drastique en matière de prévention des risques d’incendie. Dans le détail, ce dispositif s’articulait autour d’un système de surveillance permanente basé sur des détecteurs, en faisant attention aux possibles risques de court-circuit), la mise en place de portes et de cloisons coupe-feu, la présence de 2 pompiers 24 heures sur 24, effectuant 3 rondes par jour, avec comme objectif le fait que plus vite l’alerte était donnée, plus vite on pouvait intervenir. C’est inimaginable, l’incendie s’est propagé de façon absolument stupéfiante ». lien

On ne peut donc raisonnablement accepter la thèse de l’accident, et espérer que les enquêteurs auront une autre réponse à donner, notamment en analysant les restes des poutres calcinées.

Il serait intéressant aussi de comprendre la nature de cette fumée jaune qui s’est échappée de la cathédrale...

Franck Bouaziz, dans les colonnes de Libération affirme que cette couleur jaune serait due à la fonte du plomb... lien

Sauf que, comme l’écrit l’internaute « souci de soi » dans les colonnes d’Agoravox, soit la fumée jaune provient de la combustion de la thermite, (...) (tout le monde dit que c’était du plomb, par méconnaissance du sujet, mais c’était du zinc) et à priori le zinc, quand il brûle ne provoque pas de fumée jaune. Lien

La fumée provoquée par le zinc lorsqu’il brûle dégage une nuance de vert. lien

Par contre la thermite, (ou thermate) mélange d’aluminium et d’oxyde de fer, est un produit extrêmement inflammable, avec la caractéristique d’atteindre une chaleur très forte (~2200 °) permettant de brûler n’importe quel produit, en dégageant une fumée jaune caractéristique. lien

https://profidecatholicacom.files.wordpress.com/2019/04/thermite.jpg

la thermite est facile à fabriquer, il suffit de mélanger 1 gramme de poudre d’aluminium pour 2 grammes d’oxyde de fer en utilisant un bout de ruban de magnésium pour amorcer la réaction, ainsi que l’explique l’astrophysicien Jean-Pierre Petit. lien

Dans cette vidéo, une démonstration d’un feu de thermite, prouvant que ni l’acier, ni l’aluminium, ni l’eau, n’y résistent.

Il suffirait donc que les experts à l’œuvre actuellement tentent de découvrir s’il y a dans les décombres des traces de poudre d’aluminium, ou d’oxyde de fer...

Pourtant, il y a une autre piste, qu’il n’est peut-être pas inutile de mentionner.

François Hollande avait envisagé un projet assez révolutionnaire pour valoriser Notre-Dame de Paris, ceci en 2040.

Entamé en 2016, et transmis à Anne Hidalgo, il envisage une cathédrale au toit plat, végétalisée, avec un obélisque maçon par-dessus au centre de la croix, en remplacement de la flèche qui s’est écroulée en feu.

Ce projet était soutenu par Philippe Belleval, responsable des bâtiments historiques français.

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Ce projet, destiné à redynamiser le cœur de la capitale, conçu par l’architecte Dominique Perrault, celui-là même qui a réalisé la BNF, est décrit dans un document de 56 pages. lien

On y note la proposition de remplacer la place du parvis de NDP par une gigantesque dalle transparente, ainsi que l’édification d’une grande serre de plusieurs étages pour abriter l’actuel marché aux fleurs et aux oiseaux. lien

Ajoutons que la mairie de Paris avait vendu le parvis de NDP à Auchan et Unibail, et que le projet devait être bouclé pour les JO 2024. lien

Relevons que c’est ce même Auchan qui va lancer la fondation destinée à récolter les fonds nécessaires à la reconstruction. lien

https://resize-lejdd.lanmedia.fr/rcrop/940,470/img/var/europe1/storage/images/lejdd/jdd-paris/a-paris-un-projet-spectaculaire-pour-l-ile-de-la-cite-833143/34876718-2-fre-FR/A-Paris-un-projet-spectaculaire-pour-l-ile-de-la-Cite.jpg

Plus sérieusement, il faut peut-être se contenter de ranger ça dans le tiroir des étranges coïncidences...et regarder de plus près la générosité des quelques milliardaires, qui ont ouvert les cordons de leurs bourses pour venir en aide à la reconstruction du bâtiment dévasté.

En effet, lorsqu’un smicard donne 40 € pour Notre-Dame, cela représente 3,33% de son salaire...à comparer aux 200 millions donnés par Bernard Arnault, lesquels finalement ne représentent que 0,218 % de sa fortune.

Ajoutons que pour la plupart de ces généreux donateurs, s’appliquera la règle de la défiscalisation.

Dans le cas de Total, par exemple, son impôt en France est de 30 millions d’€.

En donnant 100 millions, le crédit d’impôt est de 60 millions, ce qui aboutit à « pas d’impôts pour Total en France cette année », et, cerise sur le gâteau, 30 millions de crédit d’impôt pouvant être étalés sur les 5 ans à venir.

Finalement, ces riches industriels ont récupéré 3,5 milliards d’ISF chaque année, de 2018 à 2022.

Ils n’ont rendu que 1/3 de l’année 2018 pour l’instant et défiscalisé à 66% grâce à l’une des 473 niches fiscales existant encore.

Quant aux avoirs de Bernard Arnault, 80% de ceux-ci ont été transférés en Belgique...lien

N’oublions pas non plus que cette 4ème fortune du pays avait demandé la nationalité belge en 2012...avant de faire machine arrière  en 2013. lien

Tout va donc pour le mieux dans le pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité... la cathédrale est sauvée...et Macron gagne 2 points de popularité...lien

Comme dit mon vieil ami africain : « la vérité ne peut être ignorée éternellement ».

L’image illustrant l’article vient de maxisciences.com

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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