lettre ouverte de Karibu au Préfet des Hauts-de-Seine

Nous avons découvert que le dossier qui avait mené à la suspension de notre agrément comme résidence sociale, et dont le Préfet nous avait montré les éléments en 2020, était totalement vide. Nous lui avons demandé dans ce courrier datant de juillet de nous rétablir dans nos droits légitimes qui n'auraient jamais du nous être retirés.A ce jour nous n'avons toujours pas reçu de réponse.

 Monsieur le Préfet

Au moment où est annoncé votre départ en retraite, je me permets d’appeler à nouveau votre attention sur le dossier de l’association Karibu, que je préside, confrontée à la volonté de son propriétaire Freha de reprendre la gestion des locaux.

Depuis quatre ans la recherche d’une solution de compromis n’a pas pu progresser, malgré la bonne volonté de l’administration qui, à votre demande, a organisé deux entretiens sous l’autorité de M. Berton

Au contraire au fil des entretiens la position du propriétaire s’est durcie, alors que les critiques qu’il formulait à notre gestion : indignité, insalubrité, dangerosité, indécence, éloignement des normes, défaut de maintenance des locaux apparaissaient sans fondement, comme le traduisaient clairement l’audit de Qualiconsult et le soutien que nous apporte le Maire de Meudon.

Ces réunions ont bien mis en relief l’ampleur des obstacles qui se dressaient, rendant peu vraisemblable une réhabilitation prochaine du bâtiment en raison du manque d’ancienneté du crédit PLAI, accordé en 2001, rendant un nouveau crédit PLAI impossible, puisque le Fonds National d’Aide à la Pierre (FNAP) exige actuellement 40 ans, du coût élevé de l’opération (chiffrage Freha avril 2015 : 250 à 300 000€ HT), de l’étroitesse des locaux, avec une emprise au sol constructible de 119 m2, qui obligeait à réduire la capacité d’accueil.

Les options que nous avons proposées avec l’appui du maire de Meudon, pour contourner ces obstacles, le rachat du bâtiment par une autre foncière, son extension avec augmentation de la capacité d’accueil dans le respect des normes, sont restés sans suites concrètes positives.

La seule option envisagée par le propriétaire était la récupération des locaux en gestion directe, ce que confirme son courrier joint recommandé du 11 févier 2019, option qui conduirait à mettre fin  l’activité de notre association, à diminuer à terme la capacité d’accueil de l’immeuble et à supprimer l’innovation que représente l’habitat partagé que nous portons, et qui a été reconnue, comme vous le savez, par le geste d’or.

C’est pourquoi nous sollicitons votre bienveillance pour mettre fin aux mesures contraignantes prises à l’encontre de notre association entravant ses activités et notamment suspendant son agrément, puisque ces mesures n’avaient pour seul but que d’appuyer les projets du propriétaire

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de ma haute considération

Olivier CHAZY

Association Karibu

PJ : recommandé de Freha du 11 février 2019

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