Les réfugiés tibétains de Conflans.

« Les Tibétains, c’est une population qui attire la sympathie », m’avait dit Hugues Fresnau au téléphone, le directeur du « Bateau je sers ». Pas assez toutefois pour que l’état s’en inquiète outre mesure. Dans les Yvelines comme dans d'autres départements, la préfecture a cessé de prendre en charge les hôtels.

« Les Tibétains, c’est une population qui attire la sympathie », m’avait dit Hugues Fresnau au téléphone, le directeur du « Bateau je sers ». Pas assez toutefois pour que l’état s’en inquiète outre mesure. Dans les Yvelines comme dans d'autres départements, la préfecture a cessé de prendre en charge les hôtels.

Les logements en CADA [Centre d'accueil de demandeurs d'asile] sont insuffisants et les réfugiés qui affluent à la « paroisse des bateliers », en bord de Seine, dépassent amplement désormais les capacités d’accueil de la modeste péniche.

Des Tibétains, il en vient ici depuis 3 ans. Une soixantaine est prise en charge par l’association, une quarantaine ailleurs en hébergement d’urgence. Une autre soixantaine dort dans des tentes en plein vent, rangées dans les niches d’un pont voisin destiné aux cyclistes, ou dans les infrastructures du pont routier qui passe juste au-dessus.

Pourtant, à l’exception du passage en juin d’une journaliste du Parisien, et d’une équipe de France 3 Ile-de-France en septembre, la situation dramatique de ces demandeurs d’asile n’a guère attiré l’attention de la presse.

Sans doute sont-il trop près et trop loin de Paris à la fois. Le pont se trouve à 200 mètres de la gare de Conflans-Fin-d’Oise, autrement dit à 30 minutes de Chatelet, sur le RER A.

Reportage texte et photographies

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