C'est quoi ce travail? Le photographe François-Xavier Seren s'expose à Paris du 25 octobre au 5 novembre 2011.

J'ai connu François-Xavier Seren à l'occasion de la deuxième édition de Photsoc, le festival de photographie sociale à Sarcelles, où il présentait son voyage à l'intérieur de la noblesse. Ce travail avait déjà connu une large diffusion dans la presse. J'ai aimé cette façon bienveillante et étonnée qui définit son approche, loin de toute satire comme de tout exercice d'admiration.

Cette belle rencontre m'a mis au rang des happy few qui ont suivi son nouveau projet semaine après semaine, sur son site. J'ai ainsi pu lire, presque à chaud, les réponses apportées par toutes sortes de personnes à ces trois questions simples et essentielles: "Que représente pour vous le travail? L'avez-vous choisi? Combien de temps y consacrez-vous?"

Juste au-dessus, un portrait au format carré -en noir et blanc et en argentique- très simple lui aussi, raconte autre chose. La personne photographiée a-t-elle choisi de montrer un instrument de travail, de se cacher un peu derrière comme ce professeur de lettres classiques le cartable sur les genoux, ou de se laisser photographier, mais sans pose, en uniforme, comme cet officier de l'école militaire? Autant de moments où se croisent, sans qu'on puisse les démêler, le hasard et la nécessité à l'œuvre dans toute image documentaire, ni art ni science, mais belle aussi comme ce qui ne se laisse pas si facilement définir.

Enfin, pour ceux qui ne le connaissent pas, je renvoie le lecteur au superbe site de la journaliste Elsa Fayner, "Et voilà le travail?" qui, dès le début, a accueilli l'enquête de François-Xavier Seren.

 

Exposition du 25 octobre au 5 novembre 2011, à la galerie Etienne de Causans, 25 rue de Seine, Paris, 6ème. De 11h00 à 13h00 et de 14h30 à 19h00. Salle au 1er étage. Fermé le dimanche et le lundi matin. Cette exposition a lieu à l'occasion de la parution du livre de François-Xavier Seren, C'est quoi ce travail? chez HC éditions.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.