La chronique du matin concernait l'interdiction des “vapoteuses” dans des territoires où les marchands de cigarettes tabac voient baisser leurs ventes significativement depuis l'arrivée de la cigarette électronique. Comme le rappelait le chroniqueurs, la base “scientifique” justifiant l'interdiction repose sur un nombre de cas supposés de décès de cinq personnes et de maladies induites chez sept cent personnes, ce qu'il mit en rapport au quatre cent mille morts dues au tabac et aux cinquante mille morts par arme à feu chaque année dans les seuls États-Unis.
L'émission est En attendant l'éco sur France Culture, qui traite du commerce mondial du vin. À un moment de l'émission, l'un des intervenants parle de la nécessité pour les producteurs espagnols, français et italiens de “s'ouvrir des parts de marché” ou un truc du genre – vous savez, le jargon économiste, je ne prête pas trop attention aux termes, un truc jargonneux qui signifie “vendre à des nouveaux clients” – dans des pays où ils n'en vendaient pas parce qu'ils en vendent de moins en moins à domicile et dans les principaux pays d'exportation. Motif du moins de vente? Et ben, les gens boivent moins, boivent de moins en moins. Z'ont pas envie de mourir d'une cirrhose du foie ou autre maladie causée par la forte consommation d'alcool. Ni de se faire sucrer des points de permis de conduire. Ni d'être socialement mal vus.
Le tabac et l'alcool sont des drogues dures, mais on préfère interdire un truc cent mille fois moins dangereux pour favoriser la vente de tabac, et on préfère continuer à produire un vin invendable sur place pour empoisonner “des nouveaux marchés” – “marché” est en ce cas un synonyme de cirrhotique.