Méchant Garçon, le retour.

Au début j'ai pensé au titre «Le Retour du Méchant Garçon Démasqué» pour parodier les titres de feuilletons populaires, mais comme j'avance rarement masqué j'ai opté pour ce titre-ci, plus sobre; l'un et l'autre réfèrent à un ancien billet de ce blog, «Méchant Garçon», mais ce titre est tout aussi inexact: le Méchant Garçon, alias Ma Pomme, n'était pas parti.

Me rappelle même plus du contenu de ce billet, il me semble participer de ma “première époque” ou “première manière”, des billets orientés fiction. Ma première manière locale, car sur mes sites “personnels” (au cas où je sois “présent en personne” sur ceux-là, et “absent en personne” sur ce blog) j'ai aussi des textes plutôt fictionnels, d'autres plutôt documentaires. Ouais... Fiction? Document? Où est la différence? Qui suppose qu'une représentation de la réalité est la réalité se trompe, et qui suppose que les représentations de la réalité ne sont pas la réalité se trompe.

Tout est dit. J'avais prévenu, je suis un Méchant garçon: je vous laisse le soin de réfléchir là-dessus, et vu la densité et l'abstraction du propos, j'ai comme dans l'idée qu'il suscitera plus de commentaires que d'exégèses, pour autant qu'il soit lu, ce qui est assez peu vraisemblable, hormis la petite poignée de mes lectrices et lecteurs habituels, donc certaines et certains savent de quoi je parle en parlant de commentaires e d'exégèses. Et si quelques de mes possibles lectrices et lecteurs estiment ce ce texte est rédigé par un Con ou un Salaud, qu'elles et ils sachent ceci: dans la vie ordinaire j'ai une autre philosophie, beaucoup plus conciliante et amène, comme rédacteur de billets j'ai une philosophie de cour de récréation, du genre «C'est çui qui dit qui y est euh! C'est çui qui dit qui y est euh!». Ça découle d'une réalité simple: une rédacteur écrit ce qu'il peut, son lecteur lit ce qu'il veut. De mon point de vue je ne suis ni Con ni Salaud et de nombreux indices forts et concordants constituant presque des preuves m'indiquent que c'est le plus souvent le cas, du fait j'écris rarement des billets ”à la Con” ou “à la Salaud”, donc si vous y lisez des conneries ou des saloperies, sachez que ce n'est pas le rédacteur qui en est l'auteur; comme il n'y a que vous et moi qui nous relions à ce texte, on peut supposer que de nous, la personne qui y a placé des saloperies ou des conneries n'est pas moi.

Tout est dit, pour la deuxième fois. Et pour la deuxième fois: j'avais prévenu, je suis un Méchant garçon. Bon ben du coup le titre prend son sens, comme souvent – et comme souvent ce n'est pas prémédité – puisque c'est le retour du Méchant Garçon. Diantre! Démasqué!

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