Je le lui souhaite le plus tardif possible car je songe à son successeur: si ça se passe dans plusieurs décennies personne ne se rendra compte du copier-coller. De l'autre bord, j'ai entendu plus d'un éloge funèbre pompé sur un autre pondu trois ou quatre ans avant sans que personne n'ait parlé de violation du droit d'auteur, donc même si, ce que je ne lui souhaite pas, Macron mourait dans six mois, le président par intérim pourrait quand même recycler cet éloge sans que personne ne s'en aperçoive, ou du moins sans que personne ne le dise. Laissons les morts enterrer les morts...
Donc, Macron parle de Macron en mettant l'étiquette Chirac sur la boîte. Il nous décrit un type aimable, bon, attentionné, à l"écoute du Plus Petit d'entre Nous, vous savez, genre “bienveillant”, aimé de tous, rassembleur, j'ai plus les mots en tête mais à un moment il a recyclé tous les épithètes de nature appliqués à Mongénéral (pour les plus jeunes, ça désigne de Gaulle, et pour les encore plus jeunes, désolé, c'était avant les débuts de l'Histoire, de Gaulle n'est pas un autre sobriquet pour le Bandard Fou), dont le fameux le Premier d'entre les Français – on a aussi eu droit au Meilleur d'entre Nous, la question étant: il parle de Nous les Français ou de Nous les Jeunes Loups aux dents qui rayent le parquet? Ce que fut aussi Chirac. C'est marrant parce que j'ai pas le même souvenir, mais vraiment pas. J'ai souvenir d'un Chirac démagogue, planteur de couteaux dans le dos, amis des riches, démanteleur des services publics, casseur de la Sécurité sociale, acharné du débinage du Code du travail, etc. Non non, j'ai bien écrit Chirac. Factuellement, la politique que Macron met en place est celle que Chirac rêva de mettre en place en 1995, puis en 2002.
Se méfier des Plus Gros d'entre Nous qui aiment d'amour les Plus Petits d'entre Nous...