Olivier Hammam
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Billet de blog 29 juin 2022

À la limite du harcèlement.

Ce mot, harcèlement, n'a pas une signification très évidente. Il existe tout un tas d'éléments permettant de déterminer si une certaine situation ressort du harcèlement mais le harcèlement en tant tel résulte d'un sentiment, et même de deux: ceux des harcelés et des harceleurs.

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Je reprends le titre de ce billet d'un commentaire récent:

«08/06/2022 12:44 - Par utopart
Je la lisais toujours. Suivant l'état de nos relations très fluctuantes je commentais ou pas. Je reconnais que j'ai pu agir parfois à la limite du harcèlement, c'est du moins ce qu'elle ressentait. Mais sur certains sujets, la psychanalyse et la religion, elle était tellement fermée, cadenassée , qu'elle me paraissait incapable d'en discuter sans se sentir agressée, sans être capable de prendre la distance nécessaire à un échange constructif.
Elle était difficile à suivre et semblait parfois errer dans tant d'incertitudes qu'elle en devenait attachante. Je pense qu'elle portait en elle une grande souffrance. Elle en est délivrée aujourd'hui, emportant sa part de mystère, sa face cachée, qui me laissent le regret, le sentiment d'une impossible communication.
C'est une rare personne de Mediapart que j'aurais aimé rencontrer. Tant de malentendus empêchaient de nous comprendre».

Il m'a intéressé car j'ai un peu suivi ces échanges, de loin, même si à une ou deux occasions je suis intervenu en étant assez peu aimable envers “utopart”. Pour des raisons subjectives bien sûr, dans l'histoire j'avais tendance à me placer du côté de “Mithra” même si je n'adoptais pas proprement son point de vue. Ces questions de harcèlement ne sont pas très évidentes, donc. Des fois je vois passer des échanges où l'un des intervenants semble en harceler (en paroles)  un autre, et ce potentiel harcelé ne semble pas s'en troubler ni s'en offusquer, des fois j'en vois où l'un des intervenants affirme être harcelé par un autre alors que rien dans les propos ou la manière d'intervenir de cet autre ne me semble ressortir du harcèlement. Parfois j'ai des échanges que je qualifierais comme “utopart” «à la limite du harcèlement» et bien sûr “du bon côté de la limite”, du harcèlement “Canada Dry” comme on dit (est-ce que ça se dit encore?), la saveur et la couleur du harcèlement sans harcèlement. De mon point de vue. Mais parfois le point de vue de la personne visée est autre. Dans ces cas-là, sauf très rares exceptions j'accepte ce point de vue. Comme il m'arrive de le dire, c'est le lecteur ou auditeur, le récepteur, qui donne son sens, sa signification, à un discours, non l'émetteur: je suppose ne pas faire de harcèlement mais mon destinataire a une autre opinion, ça me montre que je me suis trompé, soit sur moi et ma manière de communiquer, soit sur mon destinataire et sa manière d'interpréter.

Dans ce cas d'interaction “à la limite du harcèlement” je me situais subjectivement du côté de “Mithra” mais pas pour des raisons sentimentales, dans ma conception des choses et spécialement, des rapports humains, il faut toujours accepter a priori l'opinion de la personne qui est susceptible de faire l'objet d'un harcèlement sans pour cela, en un premier temps, l'accepter comme fait. Après il y a un travail d'élucidation à faire. Je ne discuterai pas proprement de ces interactions parfois tumultueuses à une certaine époque, simplement elles me semblent illustratives à la fois des “niveaux de tolérance à (...)” – à quelque chose qu'il me faudra définir –, et de la difficulté qu'ont parfois certains à “se mettre à la place de l'autre”.

Le harcèlement c'est comme la douleur, pas de critère objectif. Il y a des moyens objectifs d'expliquer pourquoi un individu a une “sensibilité à la douleur” plus haute qu'un autre mais ça sera peu indicatif de sa “résistance à la douleur”, du seuil où la douleur ressentie lui apparaît intolérable, “très grande”. Pour le harcèlement c'est un peu pareil, on peut en partie déterminer les raisons objectives qui font que telle personne a une forte capacité à ressentir une interaction comme “harceleuse”, telle une faible capacité à se percevoir “harceleuse” ou au moins “harcelante”, reste que des personnes à la biographie assez similaire n'auront pas toujours des appréciations similaires sur ces questions, à quoi on peut ajouter qu'une même personne peut assez aisément identifier une “situation de type harcèlement” quand elle est la cible, malaisément quand elle est la source, ou le contraire.

Pour décrire le cas “utopart” – “Mithra”, on peut dire que pour l'essentiel il découle à la fois de “niveaux de tolérance” assez différents et d'une incapacité des deux à “se mettre à la place de l'autre“ dans ce contexte précis – sans vouloir paraître médire, je crains fort que la défunte “Mithra” ait eu une certaine difficulté à le faire; pour moi ça ne posait pas trop problème, en ce qui concerne les idéologies je suis œcuménique, si besoin je m'adapte à la rhétorique de mes interlocuteurs pour faire passer mes idées. Comme le mentionne “utopart”,

«Sur certains sujets, la psychanalyse et la religion, elle était tellement fermée, cadenassée , qu'elle me paraissait incapable d'en discuter sans se sentir agressée, sans être capable de prendre la distance nécessaire à un échange constructif».

Ce qui est vrai et faux à la fois: il est vrai qu'il se révélait souvent délicat de discuter de ces sujets avec “Mithra” si on ne partageait pas ses points de vue, et vrai que dès que l'interlocuteur lui semblait s'en écarter beaucoup elle avait tendance à l'interpréter comme une agression, une mise en cause radicale de ses points de vue, et  d'elle-même, faux de la supposer «tellement fermée, cadenassée , qu'elle [...] paraissait incapable d'en discuter sans se sentir agressée». Le mot que j'ai éludé est “me”. J'apprécie toujours quand une personne démontre sa conscience de ses propres limites, “utopart” pas plus que moi ne peut la certifier incapable de (etc.), donc il ne la dit pas incapable de (...) mais lui donnant l'apparence d'une incapacité à (...), donc il donne son opinion pour ce qu'elle est, une perception subjective vraisemblable mais non démontrée.

Dans ces interaction, “utopart” s'est-il montré harceleur? Je dirai que oui. Fut-il harceleur? Je dirai que non. Il a eu un comportement qui pouvait donner les apparences du harcèlement mais selon toute vraisemblance il n'avait pas d'intention de harcèlement. Doit-on se fier aux apparences? Oui car l'intention ne compte pas, seule compte l'action et si elle donne l'apparence du harcèlement on doit partir de ce constat pour l'évaluer. Mais ce n'est pas parce que ça le paraît que ça l'est. Là normalement, ouais, disons ça, normalement, là donc devrait avoir lieu une interaction où la personne supposant qu'il s'agit de harcèlement le signale à celle possiblement harceleuse. C'est là que je dis que finalement “utopart” s'est en effet montré harceleur, précisément parce que “Mithra” lui a exprimé son sentiment, celui de subir un harcèlement de sa part. Ici, peu importe qu'il se suppose ne pas le faire, importe que “Mithra” le suppose. Il aurait du cesser de vouloir échanger avec elle. Parce que le “sentiment de harcèlement” est subjectif et induit souvent un comportement de blocage: une fois le “diagnostic de harcèlement” établi on ne cherche plus à lire, entendre, comprendre ce que dit le “harceleur”, le simple fait de savoir qui est l'émetteur suffit pour le disqualifier et de ce fait chaque nouvelle tentative de communication est interprétée comme “un harcèlement de plus”. C'est ce qui m'incite à ne pas insister pour tenter de “dissiper les incompréhensions” dans de tels cas, ça se révèle presque toujours impossible, le simple fait de ne plus tenter de communiquer suffit en un premier temps. Ultérieurement, dans un autre contexte et avec un autre départ on peut à l'occasion renouer un dialogue plus serein, mais pas dans ce moment et dans ce contexte. Je parle d'expérience, ça m'est arrivé plus d'une fois – et notamment avec “utopart”, nos premiers échanges ne furent pas des plus sereins... – de croiser dans les pages de commentaires des billets du “Club de Mediapart” des intervenants avec qui on avait eu des échanges assez peu amènes, de les commenter ou d'être commentés par eux sans que nous nous remémorions la séquence précédente ou que cette remémoration induise une lecture prédéterminée, biaisée, un filtre du genre «Ah d'accord! C'est ce con-là».

Dans un, que dire? Un simili-harcèlement? On peut dire ça je crois. Donc, dans ce genre de contexte , s'instaure souvent une boucle de renforcement quand les interlocuteurs, même de bonne volonté, se révèlent incapables de s'harmoniser, de “se mettre à la place de l'autre”, le “harcelé” reçoit toute nouvelle communication du “harceleur” comme un harcèlement de plus, le “harceleur” au contraire ne perçoit que son sentiment et son intention propres et ne tient pas trop compte de la perception du “harcelé”.

Je prends cet exemple de l'interaction “utopart” – “Mithra” parce qu'il s'offre à moi et parce qu'il me semble représentatif d'un processus de “construction du harcèlement” sans harcèlement. Ce qui est le cas le plus courant. Vous vous souvenez de l'époque lointaine, très lointaine, près de trois ans, où un sujet temporairement importantissime était le harcèlement sur Internet? Vous savez, “l'affaire de la Ligue du LOL” et quelques autres sorties au même moment. Il y eut une chose remarquable alors, et si une autre vague d'affaires temporairement importantissimes du même type devait émerger dans une semaine, dans un mois, on aurait à coup sûr la même chose: les personnes mises en causes disent toutes que non, elles n'ont pas harcelé. Les moins impliquées, celles qui harcelaient par contigüité, des amis des harceleurs à l'initiative du harcèlement, peuvent même exprimer une forme de prise de conscience, un «Je n'avais pas conscience de harceler» qui certes atténue, de leur point de vue, leur responsabilité, mais en même temps l'aveu que oui, connaissant tout le contexte désormais, ils admettent avoir participé à une ou plusieurs campagnes de harcèlement, parfois assez durs, limite menace physique, et en tout cas, souvent menaces verbales de violence physique, de viol, de meurtre. Oubliez pour l'instant le cas qui m'a servi d'exemple, rien à voir, on peut même dire que c'est bien plus “Mithra” qui a construit le processus de simili-harcèlement par des premières réactions excessives à des commentaires qui ne lui avaient pas convenu. Ça m'arrive aussi, et ça débouche aussi sur des échanges qui peuvent donner l'apparence du harcèlement, que c'en soit ou non, qu'il y ait ou non volonté de harcèlement de la part d'une des parties – je précise que j'y ai joué tantôt l'un, tantôt l'autre rôle.

Voilà justement une question qui me semble importante: peut-on effectivement harceler sans que ce soit proprement du harcèlement? On peut. Toujours la question du destinataire: harceler un harceleur, est-ce du harcèlement? Parfois oui, parfois non. Je pense notamment, toujours dans le cadre du “Club de Mediapart”, à des interaction entre Ma Pomme et “Melgrilab” alias “Melchior”: c'était au-delà de la limite, de sa part comme de la mienne. Et en même temps c'était un jeu, je suppose, je suis à-peu-près certain qu'il n'y a pas prêté plus d'attention que moi, un bref épisode divertissant et sans portée.

Je prends au sérieux le point de vue de “utopart”, il ne s'agissait pas de harcèlement – je le prends d'autant plus au sérieux que d'un point de vue extérieur elle me paraît exacte – mais surtout, et là c'est moins évident, celui de tous les harceleurs supposés dont on peut être certains qu'ils le furent: ce n'était pas du harcèlement. Je dis qu'on peut en être assuré parce que certains ont documenté, archivé leurs campagnes de harcèlement et qu'il y apparaît que ces initiateurs de harcèlements le faisaient en toute conscience. Cela vaut aussi pour les harceleurs non décisionnaires, les suiveurs: le harcèlement je le connais de longue date, il n'a pas attendu Internet et le XXI° siècle, et dans les très nombreux cas que j'ai connus ou auxquels j'ai participé, parfois comme harcelé, parfois comme harceleur, et dans tous les cas j'ai fait le même constat, il est extrêmement rare qu'un harceleur suiveur ne se sache pas harceleur. En fait, c'est plus rare pour les suiveurs que pour les initiateurs, ceux-ci savent pourquoi ils agissent ainsi et dans beaucoup de cas c'est de leur point de vue une réponse à une offense; les suiveurs n'ont pas cette implication donc ils voient plus clairement le schéma du contexte, et c''est un schéma typique de situation de harcèlement. Il y a même des cas pas si rares où l'initiateur l'est involontairement, il dira ou fera une chose sans conséquence mais qui vue par des tiers sera une incitation à harceler.

La “Ligue du LOL” est un cas intéressant, celui d'un groupe de harcèlement pérenne et multirécidiviste. Autant que je le comprenne, un grand nombre de groupes de harceleurs est circonstanciel, informel, et quand formel, le plus souvent a des cibles déterminées. Dans ce cadre, presque tous les membres de cette “ligue” ont participé à plusieurs campagnes. Or, si à la rigueur on peut ne pas se rendre compte qu'on harcèle à l'occasion d'une seule campagne il est impossible de ne pas le savoir si on participe à plusieurs de ces campagnes. Pour le redire j'ai une très ancienne expérience du harcèlement, qui remonte à au moins mes cinq ans, et on apprend très vite à reconnaître un contexte de type “harcèlement”. Parce que c'est vital. Parce que le cas échéant il faut avoir appris à s'en protéger si un jour on est la cible. C'est pourquoi je suis incapable de supposer, dans les cas de harcèlements de groupe,  qu'un participant à au moins deux campagnes dans un même contexte global, dans un même groupe, peut ne pas comprendre qu'il fait du harcèlement. Mais il peut aussi, en toute bonne foi, ne pas considérer cela comme du harcèlement.

Que nous disent les “ligueurs du LOL”, exception faite des principaux meneurs? Qu'ils faisaient ça “pour rigoler”, un chambrage “un peu” lourd, sans plus. Les meneurs ne disent rien sinon, ça n'a pas eu lieu. Même les preuves incontestables sous le nez, ils le diront. C'est une attitude qui devient habitude, on développe une capacité à sentir de quel côté peut venir un harcèlement et on prend l'habitude de se ranger systématiquement de ce côté. Non parce qu'on se sent des envies de harcèlement, simplement ça évite de figurer dans le groupe des cibles potentielles. On n'est pas dans le “mauvais” camp, celui des harceleurs, mais dans le “bon” camp, celui où on évite de subir des harcèlements.

Je discute de ça parce qu'il me semble important de comprendre que nous sommes tous des harceleurs potentiels, et souvent des harceleurs effectifs, que nous sommes éduqués pour acquérir la capacité de l'être, et de l'être “en toute bonne foi”, “sans mauvaise intention”.  Qu'un harceleur est une personne “normale” et même, morale, qui “harcèle” préventivement dans des contextes semblant propices à ce genre de processus afin d'éviter de les subir. Et que les cas de campagnes de harcèlement peuvent raisonnablement apparaître “non harcèlement” pour les harceleurs. J'en discute pour mettre en avant le fait qu'un harceleur fait quelque chose de formellement admissible, “normal”, certes “un peu” excessif. mais admissible. C'est le plus souvent ça les grosses dérives d'une société entière: l'accumulation de situations “un peu” excessives qui résulte en une énorme situation excessive. Les Allemands de 1945 avaient raison dans leur majorité, ils n'ont pas été des criminels de guerre, mais chacun y a “un peu” consenti, le peu qui par accumulation fait la différence entre une société libérale et une dictature.

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