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Billet de blog 24 juil. 2013

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Avignon, le Off devenu Ouf!

Rencontre photographique avec des artistes durant le Off du festival d'Avignon. La compagnie du Pitre Blème, le théâtre de la compagnie l'Azile, Christophe Alévêque et Serena Reinaldi assurent un festival dans des conditions parfois difficile, mais en respectant les règles sociales qu'impose la création artistique, pendant que d'autres...

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Rencontre photographique avec des artistes durant le Off du festival d'Avignon. La compagnie du Pitre Blème, le théâtre de la compagnie l'Azile, Christophe Alévêque et Serena Reinaldi assurent un festival dans des conditions parfois difficile, mais en respectant les règles sociales qu'impose la création artistique, pendant que d'autres...

Avec plus de 1250 spectacles par jour, pour cette édition 2013, le festival d'Avignon ressemble à un bateau ivre avec plusieurs formules. Le « In » pour institutionnel, parfois décrié, d'autrefois adulé, comme probablement il le sera cette année par le choix fait au texte et à l'acteur. Le « Off », nécessaire contre formule, dans laquelle se mélangent le meilleur et le pire, avec des conditions sociales limites pour certaines compagnies, pendant que d'autres prennent des risques en assurant de bonnes conditions de travail et de rémunération aux artistes. Dans ce Off s'est incrusté un type de théâtre qui, hélas, fait le plein. De grosses productions, souvent parisiennes, présentent des spectacles qualifiés de populaires uniquement par la quantité de public qu'ils attirent. Les titres sont édifiant ; « ma femme sur la commode » ou « faire l'amour avec un belge ». Il y a aussi les animateurs de télévision en mal d'audience, espérant assurer une notoriété en déclin.

Le Off c'est surtout une masse d'artistes prêt à tout pour que vivent leurs créations. La norme est devenue folle. Des diffuseurs considérés comme stagiaires ne sont ni logés, ni nourris, ni même payés, mais ont la « chance » d'avoir participer à l'aventure. Quant à l'artiste, il lui faut louer son hébergement, de 500 euros la semaine pour un studio à 3000 € et plus pour un vrai logement. Il faut payer pour jouer dans les salles, à des prix ahurissants qui procurent ainsi une économie aux théâtres de circonstance.

Certains ont bien compris le profit qu'ils pouvaient en tirer. Dans une boutique ou un vieux garage, transformé pour l'occasion en théâtre d'une jauge de 40 ou 50 places, les artistes se succèdent, doivent louer le plateau de dix heures du matin à minuit et partager la recette. Lorsque celle-ci est assurée à 100% la location pour la durée du Off peut atteindre 10 000 euros pour 120 places. Bilan de cette folie, des artistes ruinés, des compagnies en dépôt de bilan dès la fin du festival et une moyenne de sept spectateurs par représentation d'un Off devenu fou.

Le reportage complet est à visionner sur: http://www.olivier-perriraz.com/2013/07/avignon-le-off-devenu-ouf.html

http://www.festival-avignon.info/reussir-son-festival/etudes-statistiques-et-chiffres

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