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Billet de blog 26 nov. 2013

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Visages en temps de crise

La crise! Crise économique bien-sûr, crise sociale surtout, crise écologique certainement. Depuis 10 ans, depuis, 20 ans, peut-être plus encore. Elle est là, qui ronge les âmes, les coeurs, les familles, les usines. Mais quel est donc son visage ? Quelques humains perdus aux milieux des autres sont les véritables visages de cette crise qui cache en son nom tant de destins ignorés. Hommage !

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La crise! Crise économique bien-sûr, crise sociale surtout, crise écologique certainement. Depuis 10 ans, depuis, 20 ans, peut-être plus encore. Elle est là, qui ronge les âmes, les coeurs, les familles, les usines. Mais quel est donc son visage ? Quelques humains perdus aux milieux des autres sont les véritables visages de cette crise qui cache en son nom tant de destins ignorés. Hommage !

Elle n'est pas une, mais multiple, elle est humaine assurément et universelle. Pour autant est-ce une fatalité ? Les grands médias riches et puissants, incontournables qu'ils sont, la comparent à d'autres plus anciennes, par manque de réflexion profonde, par peur que l'analyse qu'ils en feraient pourrait donner des résultats, qui ébranleraient les certitudes bien établies d'une classe dominante. "Il n'y a pas d'autres choix possible que l'austérité, l'économie, la consommation c'est l'avenir et la fin de l'Etat providence !" Répètent en boucles les économistes avertis, dans ces mêmes médias, tout en pointant régulièrement aux guichets des grandes entreprises et de leurs conseils d'administrations obscurs. 

La crise, leur crise, d'un système devenu fou, dans lequel les plus pauvres, les plus démunis, cette classe (il faut bien appeler un chat, un chat) dominée n'a de perspective que le risque, la perte, l'abandon et la précarité, qui est devenue inéluctable au bout d'un certain temps.

Combien de temps encore ? Nul ne le sait, chacun se protège espérant que le drame social l'épargnera encore... Peuple complice parfois, autant que peuple victime qui ne regarde que le doigt, ignorant l'horizon pointé et le véritable coupable. L'éducation du peuple n'existerait donc plus ? La collectivité, la solidarité et l'égalité ne seraient donc que des utopies?

 La crise, il y a ceux qui la commente, sans la vivre. Ceux qui s'en foutent, ne sachant pas qu'ils la vivent. Ceux qui la regarde de haut, par dessus un mur. Ceux qui la cherchent pour la disséquer. Ceux qui la combattent et ceux qui la subissent. Combien de temps encore les chimères consuméristes et les promesses de d'abondances seront encore ces espoirs futiles ? 

La crise, la vraie, celle d'une vie, de millier de vies, qui souffrent s'inquiètent et maudissent leurs votes. Cette crise la voici, en visage, en rires, en pleurs, mais attention, toujours dans la dignité.

Sur ces photographies, pas besoin de noms, de légendes, juste un mot parfois ou une anecdote, pour en comprendre le sens. 

Un seul point commun, la crise!

Retrouvez l'ensemble de la sélection sur : http://www.olivier-perriraz.com/2013/11/temps-de-crise.html

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