Débaptisons-nous les uns les autres

Après toutes les saintes sorties promouvant la tolérance universelle et l'égalité entre les individus de tous sexes, certains d'entre vous ressentent peut-être un haut-le-cœur à l'idée d'être encore comptés parmi les fidèles du Saint-Siège. Car si vous avez été baptisés, vous êtes automatiquement comptabilisés comme un fidèle dans l'Annuaire pontifical. Alors si votre seule loi reste celle des humains, débaptisez-vous !

Après toutes les saintes sorties promouvant la tolérance universelle et l'égalité entre les individus de tous sexes, certains d'entre vous ressentent peut-être un haut-le-cœur à l'idée d'être encore comptés parmi les fidèles du Saint-Siège. Car si vous avez été baptisés, vous êtes automatiquement comptabilisés comme un fidèle dans l'Annuaire pontifical. Alors si votre seule loi reste celle des humains, débaptisez-vous !

La démarche de débaptisation consiste précisément à demander la suppression de son nom sur les registres paroissiaux afin de ne plus faire partie des membres de l'Eglise dans laquelle vous avez été baptisé.

Pour les formalités, deux courriers (modèle ici) adressés par lettre recommandée avec accusé de réception - les lettres simples ayant tendance à se volatiliser - à monsieur le curé de votre paroisse de baptême et à monsieur l'évêque dont dépend votre paroisse. Précisez la date de votre baptême. Et demandez une attestation confirmative ou une copie de l'acte modifié.

Il est possible que la personne qui traitera votre demande vous considère dès lors comme un apostat ou un hérétique, d'où le regard torve qu'elle vous lancera quand vous viendrez la relancer à l'évêché en personne au bout de deux mois de silence religieux.

Il faut donc faire preuve de patience, voire de ténacité : Dieu vous accueille les bras ouverts quand vous entrez dans sa demeure mais il garde aussi ses bras grands ouverts devant la porte pour vous empêcher de sortir.

Je précise qu'il n'y a aucune animosité dans cette démarche, juste une mise en cohérence avec des dispositions personnelles.

 

« Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. » (Evangile selon Saint Matthieu, Chapitre XIII)

 

Georges Brassens - Le Mécréant

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