Olympe 266 Gouges

C'est le billet pseudo narcissique du jour. Mon illustre aïeule pseudonymique ayant eu la riche idée de naître un 7 mai (1748). Je ne suis donc pour rien dans cet accès d’ego nourri par Google, Twitter et quelques journalistes qui avaient bien fomenté leur coup (contrairement à moi qui m'aperçois à 14h52 que c'est l'anniversaire de la vieille Olympe).

C'est le billet pseudo narcissique du jour. Mon illustre aïeule pseudonymique ayant eu la riche idée de naître un 7 mai (1748). Je ne suis donc pour rien dans cet accès d’ego nourri par Google, Twitter et quelques journalistes qui avaient bien fomenté leur coup (contrairement à moi qui m'aperçois à 14h52 que c'est l'anniversaire de la vieille Olympe).

Que faire ? Un énième article sur la vie d'Olympe de Gouges, la « première des féministes » (après Hypatie et tutti quanti) ? Une affiche, à coller dans toute ma ville pour réveiller les révolutionnaires (et les policiers municipaux) ? Relire la BD de Catel ? Non. Écrire avec mon pseudo olympique 266 mots, pas plus, pas moins (chacun ses combats). En même temps, la concision ça a parfois du bon.

266 ans donc : qu'aurait pensé l'Olympe d'un tel anniversaire ? Elle aurait sûrement goûté qu'on pense à elle d'aussi loin, que ses écrits et ses prises de position iconoclastes soient colportés pendant quelques heures au moins. Mais aurait-elle compris le choix de cette date ? Parce qu'enfin, numériquement parlant, 266, ça correspond à quoi ? Presque le nombre du diable (à 400 près) ? Un multiple de 2, de 7, de 14, 19, 133 ? Un hommage subtil aux revendications de la féministe, faisant référence à l'article 266 du code civil réglementant le divorce ?

266 ans c'est – j'espère – le temps qu'il ne vous faudra pas pour aller écouter Benoite Groult dans cette vidéo. Elle y rappelle les réformes visionnaires que défendait avec constante pugnacité Olympe de Gouges à la fin d'un XVIIIe siècle décapitant.

Courez-y.

 

PS (parce que 266 mots ça fait court quand même) :

Un extrait de sa « Lettre aux représentants de la nation », en 1789 :

« Les uns veulent que je sois aristocrate ; les aristocrates, que je sois démocrate. Je me trouve réduite, comme ce pauvre agonisant à qui un prêtre demandait, à son dernier soupir : "Êtes-vous moliniste ou janséniste ?" "Hélas, répond le pauvre moribond, je suis ébéniste." Comme lui, je ne connais aucun parti. Le seul qui m'intéresse vivement est celui de ma patrie, celui de la France... »

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