la misogynie des mollahs iraniens: toujours aussi forte...!

Un châtiment "exemplaire", qui confirme la misogynie des mollahs iraniens: une femme fouettée de 100 coups de fouets et condamnée à 15 ans de prisons pour "immoralité".

  Le 27 Avril, le régime des mollahs, dans la banlieue d'ispahan, a fouetté de 100 coups de fouets, après une condamnation à 15 ans de prisons, une femme suspectée d'avoir eu des relations sexuelles illicites, c'est-à-dire hors mariage. Ce châtiment "exemplaire" fait suite à la visite, en Iran, début Avril dernier, de la Haute représentante des affaires étrangères de l'Union Européenne, madame Fédérica Moghérini. Au cours de ctte visite 3 femmes furent exécutées, sans que madame Moghérini ne proteste ou ne souligne cette réalité aux autorités iraniennes qui la recevait. Sans doute celle-ci était trop pressée de soutenir des accords commerciaux signés entre l'Union Européenne et l'iran. Cela explique probablement le silence des autorités européennes sur certaines questions.

   Les manoeuvres et manipulations du régime iranien sont courantes en matière de droits Humains. En Septembre 2014, une campagne violente d'intimidations, passée sous silence par les media occidentaux, mettait en scène des femmes vitriolées et défigurées, probablement par des éléments incontrôlés du régime: le seul "reproche" fait à ces femmes, alors, était leur tenue vestimentaire jugée "indécente". Les auteurs de ces actes délictueux ne furent jamais retrouvés ni condamnés. il y a quelques années, une jeune iranienne, d'origine azéri, Sakineh Mohamadi Asthiani, avait été condamnée à 10 ans de prison pour complicité du meurtre de son mari, et condamnée (une seconde fois!) à la lapidation, pour adultère! Suite à une campagne internationale très médiatisée, organisée par des associations de défense des Droits Humains, la sentence de mort n'avait pas été appliquée, sans pour autant être annulée. Les autorités iraniennes avaient reculé, face aux pressions internationales.

Indiquons également que le chant féminin, en soliste, est rigoureusement interdit, en Iran, condamnant des artistes iraniens à la clandestinité ou à la répression,même si, à de rares exceptions, la résistane des femmes, ou les pressions internationales ciblées, peuvent lever temporairement cet interdit. le Régime des mollahs n'aime pas les femmes, c'est une évidence, au point de les discriminer totalement. Il les juge diaboliques, immorales. Et les mollahs ont peur de la liberté et de la contestation!

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