Depuis le 28 Décembre 2025, la rue iranienne s'embrase a nouveau, pour contester la légitimité du pouvoir de la République islamique. D'abord circonscrite au bazar de Téhéran, et véhiculant des slogans de contestations contre la vie chere, de la part des commerçants iraniens, le mouvement de protestation s'est étendu a 170 villes d'Iran, et mobilise maintenant tous les slogans de la société, contre le coût de la vie, mais aussi contre le caractère intégriste du régime de Téhéran, véhiculant la charia,comme moteur de la vie sociale et économique. Cette révolte fait suite aux manifestations qui ont eu cours en 2019, suite à l'augmentation drastique du prix de l'essence. Ce soulèvement au cours duquel internet avait ete coupe, et qui avait occasionné la mort de 1500 personnes, et fut suivi, d'une insurrection légitime en septembre 2022, suite au décès de Masha Amini, violentée par la police, parce que mal voilée.
On le voit ce sont les fondements de la République Islamique qui sont concernes: la corruption, l'exportation du terrorisme, a l'etranger, au détriment de l'éducation, de la culture, et du niveau de vie, sont brocardes par les manifestants, qui n'hésitent pas à rejeter toute la République Islamique, a travers le slogan :"a bas Khamenei, a bas le dictateur". Et ceux alors qu'au bout de 15 jours de manifestions, le pays semble endeuillé par des milliers de morts ( 200 selon les autorités, qui minimisent toujours les décès par balles ou executions, 680 selon l'association Iran Human Right, basée en Norvège, et 3000 victimes ou martyrs, selon la présidente du conseil National de la Résistance iranienne, madame Radjavi.
Le gouvernement français, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Jean Noël Barrot,ça certes condamné le régime iranien, pour ses violences inacceptables a l'égard de sa population. Mais cela reste insuffisant. Certes, les sanctions internationales, sur la question du nucléaire iranien, ont été rétablies, en Septembre dernier,par le mécanisme du snapback. Cependant, l'Union européenne n'a toujours pas réinscrit, contrairement a l'Allemagne, et sans la France, le corps des gardiens de la Révolution sur la "liste des organisations terroristes".
Face à ce que Khamenei a appelé des "emeutiers" véhicules par l'étranger américain ou israélien, les mani lefestants revendiquent leur démarche citoyenne. L'opposition incarnée par le CNRI, en la personne d'Achvine Alavi, au journal de France Info, rappelle que c'est le peuple iranien qui se révolte, et que la révolte n'est pas une action téléguidée de l'extérieur, comme tendrait a le prouver l'attitude du fils de l'ancien Shah, Reza Pahlavi, qui sort du bois tardivement, et n'a pratiquement aucune troupe derrière lui, et ne s'est pas investi dans la vie public, en Iran, au cours des dernières décennies. Au contraire, la Résistance iranienne, mobilisée sur ces questions, depuis l'avènement de la République d'Iran, et même avant, a l'époque du Shah, peut compter sur ses milliers unités de Résistance, a l'intérieur du pays, qui harcèlent le régime régulièrement,l'indique Achvine Alavi. Guillaume Ancel, ancien Officier et écrivain, a enfoncé le clou, sur le même media, en affirmant que seule la Résistance iranienne, et le CNRI, incarnée par Maryam Radjavi, représentait des opposants crédibles et organises. Quand a la jeune militante du CNRI, Azadeh, elle a déclaré sur France 3, que malheureusement, le "sang des martyrs était le prix a payer pour le renversement du régime". Pourhia Amishrahi, depute écologiste et social, a taxe le fils de l'ancien Shah, Reza Pahlavi, "imposteur", en expliquant que sa propre mere avait elle même été torturée par l'ancien Shah.
Du coup, d'où vient que certains media font la promotion de Reza Pahlavi, alors que le slogan "ni shah, ni millas":fleurissent dans les manifestations. Peut être la politique de complaisance a l'égard des occidentaux: le fils du Shah serait le candidat préféré de Washington et de Netanyahou. Il y a quelques années, en 2021, un sondage d'opinion, commandité par une partie de la diaspora iranienne, basée en Hollande, plaçait en tête, le fils du Shah d'Iran, et en seconde position, loin derrière, d'éminentes personnalités, comme la prix Nobel de la paix Nargues Mohammadi, ou l'avocate Nasrin Sotoudeh. Cependant, ce sondage sur une hypothétique présidentielle en Iran, au cas où la démocratie reviendrait sur le devant de la scène, dans ce pays, ne mentionnait pas l'existence de Maryam Radjavi et du CNRI, curieusement. La récupération de la révolte de la population iranienne par le Shah d'Iran n'en est que plus manifeste, alors que des forces démocratiques qui prônent une République laïque et progressiste, avec des élections pluralistes, militent depuis fort longtemps, a l'intérieur comme à l'extérieur de l'Iran, pour instaurer un nouveau régime, et ne pas vouloir se laisser voler la Révolution en marche, par des pratiques opportunistes et tardives!