Avant le nouvel emprisonnement

C’est reparti pour un tour : le pouvoir en place ne fait que penser mesures liberticides. Il n’est pas capable de faire confiance aux citoyen.nes. Il veut contraindre, comme d'habitude; puis utiliser l'arme de la contravention.

On va être reconfinés … normalement avant la fin de semaine.

MACron nous prépare à cette éventualité. Les partis politiques ne disent pas grand-chose, les médias nous y habituent.

Il suffit de voir ce qui était écrit hier, lundi 26, en bas de l’écran du journal télévisé des Hauts-de-France de 19 h : « éco-confinement » (novlangue évidemment).
C’est significatif de ce que veut le pouvoir central. Il veut que l’on travaille … et c’est tout.
Donc : travaille, rentre chez toi, tais-toi et ne te divertis pas (sauf avec netflix, hanouna, bfm, nagui …) ; attends devant la télé le 22 novembre car MACron va venir honorer à Lille la mémoire de de Gaulle !

Bien entendu, une mention spéciale pour les vieux (comme moi, par exemple) : il ne faut surtout pas sortir … sinon contravention.

Tout cela fait l’objet d’une pseudo-concertation, d’un « conseil de guerre », aujourd’hui et demain matin. On va bientôt savoir si la sauce est piquante ou douce –j’opte pour la première hypothèse.

Bien sûr on profite des chiffres qui sont truqués depuis le début : moins élevés pour les morts en EHPAD, plus élevés pour les hôpitaux.

On profite de ce corona pour faire passer le programme néolibéral puisqu’on a les mains libres : l’opposition sociétale et politique (qui ne se bouge vraiment pas beaucoup) est muselée.

Dans les précédentes années, il y a eu des hécatombes, notamment avec la grippe. En ce moment, on meurt plus de la pollution atmosphérique que de la covid : le gouvernement n’a rien fait de spécial à propos de la grippe ; il ne fait rien au sujet de la pollution.

La gestion sanitaire est catastrophique. En mars, MACron a dit peu avant le confinement que l’on pouvait sortir sans problème. Puis, il a fait fermer les portes et fait acclamer le personnel hospitalier. Il a promis de revoir leurs conditions de travail. Cela s’est résumé à des médailles … que les concerné.es ont évidemment refusées. Pendant le confinement, les masques ne servaient à rien ; maintenant ils sont presqu’obligatoires partout –surtout pas de visière comme en Allemagne !

Après le confinement, qu’a fait ce pouvoir ? Rien ! Ou plutôt si : il a encore accepté la diminution de lits. Ce qui fait que l’on arrive à cette situation qui est loin d’être normale.

Une mention spéciale pour les EHPAD : plus de morts qu’annoncé. Ce n’est pas grave : cela intéresse les caisses de retraite qui auront moins à payer. Et puis, les vieux sont une charge !

Tout cela pour dire mon écœurement et surtout ma rancune car on est pratiquement pieds et poings liés (j’ai bien écrit : pratiquement !).

Mais on ne se laissera pas faire, j’en suis sûr ; comment ? Vaste question !

En tout cas, on ne sera pas beaucoup aidé par les politiques. J’ai entendu, hier (toujours au JT régional), Karima Delli, député européenne, tête de liste EELV pour les régionales. Déçu carrément. Mais au fond, Karima Delli est bien dans son rôle. Elle accepte, au nom de la santé, que les élections régionales soient reportées … mais pas après les grandes vacances. Tout cela au nom de la lutte pour la santé. Elle n’a pas dit un mot sur la politique désastreuse du pouvoir dans le domaine sanitaire ! Elle a beaucoup parlé des transports (c’est son cheval de bataille au niveau européen). Elle ne fait pas mention de la misère de plus en plus importante ; de la gestion de l’éducation nationale ; de la 5G et de son monde présent et à venir… Autrement dit, elle égratigne le pouvoir en place et régional principalement sur un sujet qui est loin d’être primordial en ce moment.

Compte tenu des perspectives, je vais me dépêcher d’aller récupérer des livres que j’ai commandés. J’aurai de quoi faire durant cet emprisonnement qui s’arrêtera un peu avant Noël : il faut consommer, car nous sommes des cons sots mateurs.

Je vous conseille, entre autres :

Impossible ici (roman)

La guerre des mots - Combattre le discours politico-médiatique de la bourgeoisie

Que crève le capitalisme ; c’est lui ou nous ; H. Kempf (mon commentaire perso : pour l’instant, c’est NOUS)

Prédations ; L. Mauduit

Il faut s’adapter ; Barbara Stiegler (plus philosophique : je ne comprends pas tout !)

Et vous ? Que me conseillez-vous ?

Bon emprisonnement !

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