Communiqué de presse SUD-CT 75 en soutien aux grévistes de Paris-musées

Nouvelle étape dans la grève des agents de la Crypte archéologique et des Catacombes en lutte depuis plusieurs semaines : l'UNSA, syndicat envoyé en service commandé par la direction de Paris-Musées, s'est livré à des violences envers les grévistes et les journalistes. SUD-CT 75 condamne les manœuvres de division de Paris-Musées et les méthodes de voyou de l'UNSA.

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Les agents de la Crypte archéologique et des Catacombes de Paris, où les conditions de travail, déjà éprouvantes, sont aggravées par une gestion catastrophique, sont massivement en grève depuis plusieurs semaines. Ces deux sites, stratégiques en termes d'affichage de la politique culturelle de Paris, ont déjà fermé plusieurs jours. Les agents du musée Zadkine entrent actuellement dans la lutte et d’autres pourraient les rejoindre.

Reçus le 15 mai par la direction de Paris-musées, les syndicats SUD et la CGT de la ville de Paris, mandatés en assemblée générale par les agents, ont exposé à nouveau les exigences de ceux-ci. La direction, sans aucune proposition à faire, n'a répondu que par des annonces vagues et non chiffrées, et n'a fourni aucune trace écrite. Sa seule action concrète a été d’inviter la CGT à négocier, mais aussi des syndicats non mandatés par les grévistes... et d'exclure SUD. Cette tentative ayant échoué, la direction à persévéré dans ses manœuvres de division, en invitant des syndicats rejeté par les agents en lutte à une négociation le 23 mai. En préparation, L’UNSA s'est donc invitée le matin du 22 mai au piquet de grève des Catacombes, et s'est livré à actes intolérables : provocations, intimidations envers les grévistes et violences envers des journalistes dont ils ont tenté de briser le matériel. Nous saluons le sang-froid des grévistes présents, qui ont su maîtriser la situation et protégeant les journalistes. Dans ce moment de stupeur, ils n’ont pu éviter les débordements qu’en faisant appel à la police, faisant fuir ces voyous encartés.

Quelles sont les motivations de l'UNSA à la Ville de Paris lorsqu’ils s’opposent aux grévistes et font écho aux propos du staff dirigeant ? Quelles promesses ont été faites aux membres de cette organisation pour les pousser à agir ainsi ? Qu'espérait cacher l'un d’eux en se faisant passer pour un militant de la CGT ?

SUD-CT 75 n’attend aucune justification. Nous condamnons les manœuvres de division de la direction, dont l'objectif n'est pas de trouver des solutions favorables aux agents mais de briser leur unité et leur détermination. Nous condamnons aussi l'attitude d'une organisation qui fait honte au syndicalisme.

Paris-musées a convoqué l'UNSA à une réunion de "concertation", avec SUD, la CGT, et avec FO et la FSU qui soutiennent la lutte. Or nous exigeons que la négociation soit menée avec les seules organisations désignées par les agents.

Pour rappel, les revendications des agents en grève sont : des recrutements massifs pour faire cesser les situations insupportables de sous-effectifs ; la reconnaissance de conditions particulières de travail, dans des espaces humides, boueux, confinés et sans lumière, par la revalorisation des primes ; des équipements de protection adaptés ; l'annulation du nouveau temps de travail qui a supprimé les deux jours de congés consécutifs (à la Crypte) ; le réaménagement des locaux en concertation avec les équipes (aux Catacombes) ; la fin de l'arbitraire de certains petits chefs, la fin de l’iniquité et de l’intimidation. Et enfin la protection des salariés ultra-précarisés, qu'on ne paie pas pendant plusieurs mois et qu'on menace de ne pas renouveler les contrats.

SUD-Collectivités Territoriales 75

24 mai 2018

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