LE RENSEIGNEMENT FRANÇAIS SE VEND A L’AMERICAIN PALANTIR

Après avoir légalisé l'espionnage massif, voilà que maintenant ces données récoltées sont à disposition des USA.

Après nous avoir mis sous écoute massive, les données recoltés seront donc  traitées par une société  américaine.

Là il s'agit d'une boite liée à un  soutien de Trump mais surtout à la CIA et NSA.

Si c'était une société russe liée au Kremlin et aux services secrets russes, on crierait clairement  au danger sur notre souveraineté avec le risque de voir toutes les données de contre-espionnage (donc relative à l'espionnage des autres pays contre la France tels que ... les USA ou la Russie) recuperées par une puissance étrangère. 

Notre souveraineté est en jeu.

Et quand notre souveraineté est en danger, que nos données sont à disposition des USA, sous couvert de problème budgétaire, ce scandale ne doit pas rester inconnu !

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LE RENSEIGNEMENT FRANÇAIS SE VEND A L’AMERICAIN PALANTIR – L’Express, 9 décembre 2016. 

La DGSI n’a pas les moyens d’analyser l’ensemble des données récoltées par le biais de ses systèmes de surveillance. Elle va déléguer à Palantir, cofondée par un membre du cabinet Trump, le traitement de ces données. Il n’est pas suffisant de voter des tas de lois antiterroristes et renseignement imposant la surveillances des réseaux télécoms. La quantité de données amassée par ces grandes oreilles numériques est énorme, et il faut par la suite pouvoir les traiter. Or, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s’est rendue compte qu’elle ne possédait pas les moyens suffisants pour le faire. Paris-Match a révélé que l’agence française avait signé un contrat avec la firme américaine Palantir, pour la seconder dans ses missions d’anti-terrorisme. Palantir, société très secrète basée dans la Silicon Valley, financée à son lancement par la CIA et qui serait valorisée aujourd’hui 20 milliards de dollars, est spécialisée dans l’analyse big data et travaille pour des clients tels que le FBI et la NSA. Elle aurait, dit-on, contribué à localiser Ben Laden en 2011. D’après les services, la France n’a pas eu le choix, et dû faire appel aux services d’une entreprise étrangère. “Ils sont les seuls à disposer de cette technologie qui nous est nécessaire”, explique à Paris Match un agent de la lutte antiterroriste. “Avec Palantir, les services US vont disposer d’une fenêtre grande ouverte sur des informations sensibles et notre lutte antiterroriste. C’est un moindre mal, mais il ne faut pas être dupe”. Des informations tellement sensibles qu’en février dernier, alors interrogé par L’Express, le ministère de l’Intérieur indiquait: “utiliser une solution américaine, de surcroît financée par la CIA, pose des problèmes de souveraineté nationale”. Le problème se pose avec d’autant plus d’acuité que l’un des co-fondateurs de Palantir est Peter Thiel, seul soutien notable de Donald Trump dans la Silicon Valley, désormais membre du cabinet du président élu.

http://prochetmoyen-orient.ch/dans-la-presse/

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