L’homme Est Un Mouton… Ah Oui, Vraiment ? Vraiment !

L’homme ne descend pas du singe, mais du mouton. Tel l’animal des prairies, nous ne prenons pas nos décisions indépendamment, mais nous nous contentons de suivre le troupeau ou faire comme les moutons à proximité.

http://www.hacking-social.com/2014/12/21/lhomme-est-un-mouton-ah-oui-vraiment/

Voici un long article de Hacking Social qui décortique le fonctionnement d'imitation des humains.

Très intéressant (comme toujours), à lire intégralement

 Extrait :

Robert (notre sujet réactant) part en vacances avec sa femme, Madame Robert. Après des heures de route, ils décident de s’arrêter dans un sympathique village afin de se sustenter. Robert a le choix entre deux restaurants et, sachant que le couple veut manger des frites, les deux peuvent convenir. Le premier « Au coc’coula » est au trois quarts plein et le deuxième « la poupoule d’or », n’a qu’une ou deux tables de prises. Robert, sans prendre trop de temps, opte pour le « coc’coula » : s’il est populaire, c’est qu’il doit être bon. Si le restaurant «poupoule d’or » est vide, c’est que cela doit être mauvais, cher, ou les deux.

Nous voici donc face à une preuve sociale : les gens déterminent le bien-fondé de leur comportement en s’inspirant et en reproduisant ce que les autres font. Autrement dit, la popularité affichée d’un choix, d’un produit, d’un comportement, d’une pensée est un indicateur du bon comportement à avoir, du bon choix à faire, etc… Inversement, l’impopularité d’un produit, d’un comportement, d’un choix, d’une pensée sera indicatrice pour l’individu d’une chose à éviter.
En choisissant le coc’ coula, Robert se base sur une preuve sociale (beaucoup de monde y mange), il a été influencé socialement (la masse lui dit par sa présence que c’est le bon restaurant du village), il est conformiste (il se rallie à l’avis de la majorité). En cela, dès que l’on va parler de preuve sociale, forcément, il sera souvent question de conformisme et d’influence sociale, car ce sont des notions sœurs qui partagent beaucoup de faits en commun.

Après avoir mangé ses frites, Madame Robert emploie une technique de manipulation sur son mari, technique que l’on nomme Lowball : « Est-ce que tu serais d’accord pour faire une course ? » Robert accepte, car il adore faire les courses, mais son enthousiasme retombe rapidement : « Il faut trouver un cadeau pour ta nièce, j’ai pensé qu’une palette de maquillage serait très bien ». Robert fait la tronche, mais il y va, car il est un homme de parole, il s’est engagé à faire les courses, il ne peut pas revenir sur cette décision, même si Madame Robert l’a bien eu.

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