Sommes-nous encore une communauté?

« Il y a des étudiants fragiles qui se suicident », disait la ministre Frédérique Vidal le 2 janvier, une ministre et un gouvernement qui ne soutiennent ni les étudiants, ni l’université, ni la recherche. Et qui mettent des milliers de vies en danger. Publication d’un message aux collègues et étudiant.e.s de l’Université de Strasbourg, qui devient ici une lettre ouverte.

Chères toutes, chers tous, 

Je tente de rompre un silence numérique intersidéral, tout en sachant que les regards se portent outre-atlantique … 

Cette journée du mercredi 6 janvier a été calamiteuse pour l’Université de Strasbourg. Elle a montré une fois de plus les graves conséquences des carences en moyens financiers, techniques et en personnels dans l’enseignement supérieur et la recherche, y compris dans les grandes universités dites de recherche intensive, qui communiquent sur leur excellent équipement et qui sont dans les faits sous-financées – tout comme les plus grands hôpitaux -  et sont devenues des usines à fabriquer de la souffrance et de la précarité. Il faudra bien sûr identifier les causes précises de la panne informatique géante subie par toute la communauté universitaire de Strasbourg, alors que se tenaient de très nombreux examens à distance : voir ici ou .

Nous avons été informés uniquement par facebook et twitter  - je n’ai volontairement pas de comptes de cette nature et n’en aurai jamais, il me semble : je pratique très mal la pensée courte - et par sms. 50 000 sms, promet-on. Mais je n’ai rien reçu sur mon 06, bien que je sois secrétaire adjoint du CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de cette université et que la bonne information des représentants des personnels du CHSCT dans une telle situation soit une obligation, la sécurité des personnels et des étudiants n’étant plus assurée : plus de téléphonie IP, plus de mail, plus aucun site internet actif pendant des heures et des heures. Et ce n'est peut-être pas totalement terminé à l'heure où je publie ce billet (15h).

Il ne s’agit pas ici d’incriminer les agents de tel ou tel service, mais de faire le constat qu’une université ne peut pas fonctionner en étant sous-dotée et sous-administrée. Une fois de plus, la question qu’il convient de se poser n’est pas tant de savoir si l’université est calibrée pour le virage numérique qu’on veut lui faire prendre à tous les niveaux et à la vitesse grand V en profitant de la crise sanitaire (au profit des GAFAM et de la Fondation SFR que soutient Frédérique Vidal pour booster l’accès des étudiants aux data), que de déterminer si des examens à distance, des cours hybrides, l’indigestion de data ou de capsules vidéo ne dénaturent pas fondamentalement l’enseignement et la relation pédagogique et ne sont pas vecteurs de multiples inégalités, difficultés et souffrances, aussi bien pour les étudiants que pour les enseignants et les personnels. Sur la politique de numérisation à l'université on peut écouter ICI les analyses de Barbara Stiegler.

Ce sont donc des milliers d’étudiants (entre 2000 et 4000, davantage ?), déjà très inquiets, qui ont vu hier et encore aujourd'hui leur stress exploser par l’impossibilité de passer des examens préparés, programmés de longue date et pour lesquels ils ont tenté de travailler depuis de longs mois, seuls ou accompagnés au gré des protocoles sanitaires variables, fluctuants et improvisés qu'un ministère incompétent ou sadique prend soin d’envoyer systématiquement à un moment qui en rendra l’application difficile, sinon impossible. Les circulaires laconiques de la ministre qui n'ont pas même de valeur réglementaire et qui flottent au-dessus de décrets non réactualisés, m'apparaissent comme les ultimes hoquets d'une bureaucratie dont les dernières lumières juridiques se seraient définitivement éteintes.

Le stress des étudiant.e.s sera en conséquence encore plus élevé dans les jours et semaines qui viennent, pour la poursuite de leurs examens et pour la reprise des cours ce 18 janvier. De mon côté, et par simple chance, j’ai pu garantir hier après-midi la bonne tenue d'un examen de master à distance : je disposais de toutes les adresses mail personnelles des étudiants et j’ai pu envoyer le sujet et réceptionner les travaux dans les délais et dans les conditions qui avaient été fixées. Tout s’est bien passé. Mais qu’en sera-t-il pour les milliers d’autres étudiants auxquels on promet que l’incident « ne leur sera pas préjudiciable »? Le préjudice est là, et il est lourd.

Mes questions sont aujourd’hui les suivantes : que fait-on en tant que personnels, enseignants, doctorants et étudiant.e.s (encore un peu) mobilisé.e.s contre la LPR, la loi sécurité globale, les réformes en cours, le fichage de nos opinions politiques, appartenances syndicales ou données de santé ? Que fait-on contre la folie du tout numérique et contre les conséquences de la gestion calamiteuse de la pandémie ? Que fait-on en priorité pour les étudiants, les précaires et les collègues en grande difficulté et en souffrance ? Que fait-on pour éviter des tentatives de suicide d’étudiants qui se produisent en ce moment même dans plusieurs villes universitaires ? Et les tentatives de suicide de collègues ?

Je n’ai pas de réponse. Je lance une bouteille à la mer, comme on dit. Et je ne suis pas même certain d’être encore en mesure d’agir collectivement avec vous dans les jours qui viennent tant j’ai la tête sous l’eau, comme beaucoup d’entre vous … Peut-être qu’il faudrait décider de s’arrêter complément.  Arrêter la machine folle. Dire STOP : on s’arrête, on prend le temps de penser collectivement et de trouver des solutions. On commence à réfléchir sérieusement à une refondation. On se revoit physiquement et on revoit les étudiants à l’air libre, le plus vite possible, avant l’enfer du 3ème confinement.

Nous sommes une intelligence collective. « Nous sommes l’Université », avons-nous écrit et dit, très souvent, pendant nos luttes, pour sauver ce qui reste de l’Université.  Je me borne aujourd’hui à ces questions : Sommes-nous encore l’Université ? Sommes-nous encore une intelligence collective ?  Que reste-t-il de notre humanité dans un système qui broie l’humanité ? Sommes-nous encore une communauté ? 

En 2012, j’ai écrit un texte qui avait pour titre « La communauté fragmentée ». Je crois que je pensais à Jean-Luc Nancy en écrivant ce texte, à la fois de circonstance et de réflexion. A 8 années de distance, on voit la permanence des problèmes et leur vertigineuse accélération. Nous sommes aujourd’hui une communauté fragmentée dans une humanité fragmentée. Comment faire tenir ensemble ces fragments ? Comment rassembler les morceaux épars ? Comment réparer le vase ? Comment réinventer du commun ? Comment faire ou refaire communauté ?

Je pose des questions. Je n’ai pas de réponse. Alors je transmets quelques informations. Je n’imaginais pas le faire avant une diffusion officielle aux composantes, mais vu les problèmes informatiques en cours, je prends sur moi de vous informer des avis adoptés à l’unanimité par le CHSCT qui s’est tenu ce 5 janvier. Ce n’est pas grand-chose, mais un avis de CHSCT a quand même une certaine force de contrainte pour la présidence et la direction de l'université. Il va falloir qu’ils suivent, en particulier sur le doublement des postes de médecins et de psychologues. Sinon on ne va pas les lâcher et on ira jusqu’au CHSCT ministériel.

Je termine par l’ajout de notes et commentaires sur les propos de Frédérique Vidal sur France Culture le 2 janvier. Je voulais en faire un billet Mediapart mais j’ai été tellement écœuré que je n’en ai pas eu la force. Il y est question des suicides d’étudiants. Il y a des phrases de Vidal qui sont indécentes. Elle a dit ceci : « Sur la question des suicides, d’abord ce sont des sujets multi-factoriels  … On n’a pas d’augmentation massive du nombre de suicides constatée, mais il y a des étudiants fragiles qui se suicident ».

Sur le réseau CHSCT national que j’évoquais à l’instant, il y a des alertes très sérieuses. Des CHSCT d’université sont saisis pour des TS d’étudiants. L’administrateur provisoire de l’Université de Strasbourg a bien confirmé ce 5 janvier que la promesse de Vidal de doubler les postes de psychologues dans les universités n’était actuellement suivi d’aucun moyen, d’aucun financement, d’aucun effet. Annonces mensongères et par conséquent criminelles ! Si c’est effectivement le cas, et comme il y a des tentatives de suicides, il nous faudra tenir la ministre pour directement responsable. Et il faut le lui faire savoir tout de suite, à notre ministre "multi-factorielle" et grande pourvoyeuse de data, à défaut de postes et de moyens financiers.

Je vais transformer ce message en billet Mediapart. Car il faut bien comprendre ceci : nous n’avons plus le choix si on veut sauver des vies, il faut communiquer à l'extérieur, à toute la société. Ils n’ont peur que d’une seule chose : la communication. Ce dont ils vivent, qui est la moitié de leur infâme politique et dont ils croient tenir leur pouvoir : la communication comme technique du mensonge permanent. Pour commencer à ébranler leur système, il nous faut systématiquement retourner leur petite communication mensongère vulgairement encapsulée dans les media « mainstream" par un travail collectif et rigoureux d’établissement des faits, par une éthique de la résistance et par une politique des sciences qui repose sur des savoirs et des enseignements critiques. Et j'y inclus bien sûr les savoirs citoyens.

Notre liberté est dans nos démonstrations, dans nos mots et dans les rues, dans nos cris et sur les places s’il le faut, dans nos cours et nos recherches qui sont inséparables, dans nos créations individuelles et collectives, dans l’art et dans les sciences, dans nos corps et nos voix. Ils nous font la guerre avec des mensonges, des lois iniques, l’imposture du « en même temps » qui n’est que le masque d’un nouveau fascisme. Nous devons leur répondre par une guerre sans fin pour la vérité et l’intégrité, par la résistance de celles et ceux qui réinventent du commun. Au « en même temps », nous devons opposer ceci : "Nous n’avons plus le temps !". Ce sont des vies qu’il faut sauver. Le temps est sorti de ses gonds.

Bon courage pour tout !

Pascal

PS : Avec son accord je publie ci-dessous la belle réponse que ma collègue Elsa Rambaud a faite à mon message sur la liste de mobilisation de l’Université de Strasbourg. Je l’en remercie. Je précise que la présente lettre ouverte a été légèrement amendée et complétée par rapport au message original. Conformément à celui-ci, j’y adjoins trois documents : la transcription commentée de l’entretien de Frédérique Vidal sur France Culture, les avis du CHSCT de l’Université de Strasbourg du 5 janvier 2021 et le courriel à tous les personnels de l’université de Valérie Robert, Directrice générale des services, et François Gauer, vice-président numérique. Nous y apprenons que c’est "le coeur" du système Osiris qui a été « affecté ». Il y a d’autres cœurs dont il faudra prendre soin … Nous avons besoin d’Isis... Soyons Isis, devenons Isis !

 

1. Message d’Elsa Rambaud :

 

Cher Pascal, cher-e-s toutes et tous,

Merci de ce message. 

Pour ne pas s'habituer à l'inacceptable. 

Oui, tout ça est une horreur et, oui, le distanciel dénature la relation pédagogique, en profondeur, et appauvrit le contenu même de ce qui est transmis. Nos fragilités institutionnelles soutiennent ce mouvement destructeur.

Et pour avoir suivi les formations pédagogiques "innovantes" de l'IDIP l'an passé, je doute que la solution soit à rechercher de ce côté, sinon comme contre-modèle.

Je n'ai pas plus de remèdes, seulement la conviction qu'il faut inventer vraiment autre chose : des cours dehors si on ne peut plus les faire dedans, de l'artisanat si la technique est contre nous, du voyage postal si nos yeux sont fatigués, du rigoureux qui déborde de la capsule, du ludique parce que l'ennui n'est pas un gage de sérieux et qu'on s'emmerde. Et que, non, tout ça n'est pas plus délirant que le réel actuel. 

Voilà, ça ne sert pas à grand-chose - mon mail- sinon quand même à ne pas laisser se perdre le tien dans ce silence numérique et peut-être à ne pas s'acomoder trop vite de ce qui nous arrive, beaucoup trop vite. 

Belle année à tous, résistante. 

Elsa 

 

2. Transcription partielle et commentée de l’entretien de Frédérique Vidal à France Culture le 2 janvier 2021 :

 

Frédérique Vidal sur France Culture le 2 janvier :

https://www.franceculture.fr/emissions/politique/frederique-vidal-ministre-de-lenseignement-superieur-et-de-la-recherche

En podcast :

http://rf.proxycast.org/d7f6a967-f502-4daf-adc4-2913774d1cf3/13955-02.01.2021-ITEMA_22529709-2021C29637S0002.mp3

Titre d’un billet ironique à faire : « La ministre multi-factorielle et téléchargeable»

Transcription et premiers commentaires.

Reprise des enseignements en présence « de manière très progressive ».

Dès le 4 janvier « Recenser les étudiants et les faire revenir par groupe de 10 et par convocation. » Comment, quand ?

« Les enseignants sont à même d’identifier ceux qui sont en difficulté. » Comment ?

« Le fait qu’on ait recruté 20 000 tuteurs supplémentaires en cette rentrée permet d’avoir des contacts avec les étudiants de première année, voir quels sont leur besoin pour décider ensuite comment on les fait revenir … simplement pour renouer un contact avec les équipes pédagogiques. » Mensonge. Ils ne sont pas encore recrutés. En 16:30 Vidal ose prétendre que ces emplois ont été créé dans les établissement au mois de décembre. Non, c’est faux.

« 10 % des étudiants auraient pu bénéficier de TP. » Et 0,5% en SHS, Lettres, Art, Langues, Droit ?

La seconde étape concernera tous les étudiants qu’on « essaiera de faire revenir une semaine sur deux pour les TD » à partir du 20 janvier.

Concernant les étudiants : « souffrance psychologique très forte, … avec parfois une augmentation de 30 % des consultations »

« Nous avons doublé les capacités de psychologues employés par les établissements ». Ah bon ?

« Sur la question des suicides, d’abord ce sont des sujets multi-factoriels ». « On n’a pas d’augmentation massive du nombre de suicides constatée, mais il y a des étudiants fragiles qui se suicident ».

« on recrute 1600 étudiants référents dans les présidences universitaires » (à 10 :30) « pour palier au problème de petits jobs ».

« On a doublé le fond d’aide d’urgence. »

« Nous avons nous-même au niveau national passé des conventions avec la Fondation SFR … pour pouvoir donner aux étudiants la capacité de télécharger des data … », dit la ministre virtuelle. SFR permet certainement de télécharger une bouteille de lait numérique directement dans le frigo des étudiants. « Donner la capacité à télécharger des data » : Vidal le redira.

L’angoisse de la ministre : « La priorité est de garantir la qualité des diplômes. Il ne faut pas qu’il y ait un doute qui s’installe sur la qualité des diplômés. »

La solution est le contrôle continu, « le suivi semaine après semaine des étudiants » : « Ces contrôles continus qui donnent évidemment beaucoup de travail aux étudiants et les forcent à rester concentrés si je puis dire, l’objectif est là aussi. » Cette contrainte de rester concentré en permanence seul devant la lumière bleue de son écran, ne serait-elle pas en relation avec la souffrance psychologique reconnue par la ministre et avec le fait que « des étudiants fragiles se suicident » ?

 

3. Avis du CHSCT de l’Université de Strasbourg (séance du 5 janvier 2021) :

 

(avis adoptés à l’unanimité)

- Avis sur le jour de carence : 

Les représentants des personnels demandent la suppression du jour de carence, pour tous les arrêts maladie, qu’ils soient ou non liés au Covid.

Avis sur la reprise des cours en présence :

 

Les représentants des personnels soutiennent le principe d’une reprise des cours de TP et de TD pour les étudiants de Licence 1 à compter du 18 janvier en demi-groupe et accompagnée d’un protocole sanitaire renforcé. Pour tous les autres niveaux la reprise des cours de TP et de TD pourrait être envisagée à compter de début février, sous réserve que les conditions sanitaires s’y prêtent.

Avis sur la campagne de vaccination, sur les tests et le protocole sanitaire :

 Les représentants des personnels demandent à la présidence de l’université de travailler avec les autorités administratives et sanitaires compétentes en vue de mettre en place au sein de l’université une campagne de vaccination pour tous les personnels et tous les étudiants qui souhaitent être vaccinés. Ils renouvellent leur demande de mise en place de tests collectifs, massifs et réguliers. Ils rappellent à leur employeur son obligation de sécurité à l’endroit de tous les agents. A cette fin, ils demandent que tous les moyens matériels, techniques et humains soient apportés afin de sécuriser les locaux, les personnels et les étudiants : ventilation, aération et filtration des locaux, gels et spray en quantité suffisante, nettoyage des toilettes plusieurs fois par jour, mise en place d’abattants sur tous les wc, mise à disposition de masques FFP2 pour tous les personnels qui en font la demande.

Avis sur les moyens humains et les postes :

Afin de prendre en charge la souffrance psychologique des personnels et des étudiants et l’ensemble des conséquences liées à la pandémie en termes de santé au travail et de risques psychosociaux, les représentants des personnels demandent le doublement des postes de titulaire de médecin de prévention, de psychologue du travail et d’assistant.e social.e.

 - Avis sur le télétravail 

Les représentants des personnels demandent que chaque personnel, après un dialogue avec son encadrant et son groupe de travail, puisse organiser son temps entre présentiel et distanciel dans le respect des préconisations nationales. Chaque personnel doit également pouvoir aménager ses horaires de présence pour éviter par exemple les heures d’affluences dans les transports en commun. Nous rappelons que la base du télétravail est la confiance entre les personnels et leur encadrement.

 

4. Message de la direction et de la présidence de l’université sur la panne informatique : 

 

​​​​De: "GIBERT Valerie, DGS"

Envoyé: Mercredi 6 Janvier 2021 19:59:17

Objet: [unistra-personnels] SIGNALE - incident réseau

 

​​​​​Chères et chers collègues,

Le cœur du réseau Osiris est affecté par un incident technique majeur qui rend le réseau très instable. Les équipes de la direction du numérique sont entièrement mobilisées pour permettre un retour à la normale le plus rapidement possible.

Tous les outils et services dépendant du réseau sont affectés : la téléphonie IP, le mail, les sites web et bien sûr Moodle, ainsi que sa version Moodle examen. En aucun cas, il ne s'agit d'une saturation des serveurs dédiés aux évaluations, mais bien d'une panne technique générale du  réseau.

Les équipes  vont travailler toute la nuit pour permettre de rétablir la situation mais nul ne peut garantir à cette heure que le réseau sera parfaitement opérationnel demain matin. Nous sommes bien évidement conscients des difficultés que cela occasionne, en particulier pour la tenue des évaluations réalisées à distance. Cependant, dans cette situation incertaine, il parait plus prudent de reporter les épreuves prévues demain matin, en attendant des nouvelles plus favorables. Il est également important de rassurer les étudiants en leur rappelant qu'ils ne seront en aucun cas pénalisés par cette situation.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l'évolution de la situation, et savons pouvoir compter sur votre compréhension.

Avec nos meilleures salutations,

François Gauer - Valérie Gibert



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