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Billet de blog 6 novembre 2015

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Sivens, tentative d'une histoire critique (2)

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

   Précédemment, j’écrivais : ‘’De ce moment s’est créé le « Collectif des Bouilles » dont on ne leur fera pas injure d’écrire qu’ils n’étaient que toulousains…’’

Au sein du collectif dit du Testet s’est, alors, conduite une étrange bagarre à laquelle je n’ai pu assister qu’à distance, - des problèmes de santé m’ayant imposé de m’en retirer -.

 Certains de ces camarades, historiques de la création du collectif, nous alertaient : ‘’il y a une réelle confusion entre les collectifs dits ‘’des bouilles’’ et le nôtre’’… La complexité de se faire une idée de ce conflit s’est alimenté par le fait que ceux qui étaient incriminés étaient aussi ceux qui prépareront le terrain politique de leurs adhésions, par tous ignorées. Le reproche s’exprimait dans la contestation d’une   duplicité entre Le collectif du Testet et celui des Bouilles...

Le temps utile nécessaire pour comprendre cette alerte, nombre d’historiques du collectif du Testet avaient démissionné laissant la place à des représentants d’associations et partis politiques nouveaux venus.

Il n’existe pas forcément de contestation utile quand un collectif croît et prétendrait à un regroupement plus nombreux, plus actif de gens concernés… A ce moment, grâce au travail de terrain des militant(e)s des collectifs (Testet et Bouille) la paix régnait dans la vallée. C’est alors que se sont croisées deux logiques irréconciliables : celle de l’occupation des terres et celle désirant rester sur le seul terrain d’une loi connue de tous… en permanence totalement bafouée.

  Quand un collectif change de nature, passant d’un collectif d’associations locales à un cartel d’associations départementales, incluant quelques partis politiques, s’est opposée la logique défendue par quelques historiques… essentiels parce qu’implantés et vecteurs de mobilisations populaires locales que le nouveau collectif n’arrivera plus jamais à générer.

Quand des accords se formalisent hors des réunions où tout le monde se rend, s’instituent la méfiance et le désaccord…Ce fut alors que le bât a blessé…. Que le bât a toujours blessé les uns et les autres.

Là s’arrête la récitation qui entend rappeler à qui de droit que ce ne fut pas en 2013, date trop souvent citée, qu’a commencé ce long combat dont nous entendons comprendre maintenant quelques enjeux universels.

Ecrivons-le de manière simple et précise : la bataille contre la construction d’un barrage dans la vallée du Tescou, dans sa portion précise dite du Testet est gagnée !

Il n’y aura jamais plus de barrage dans cette belle vallée. Et cette réalité s’impose de manière irréversible à tous ceux qui ont combattu contre ce sinistre et mortifère barrage et à ceux, stupides soldats d’un monde qui les a broyés, sous couvert d’un ordre qui les a menés au-delà de leur survie.

Ce qui reste à comprendre, et ce sera là l’objet de notre étude, c’est que, ni ceux qui ont justement combattu - contre le barrage -  n’ont pu jouir de cette victoire, et que, ni ceux qui ont combattu pour, ne trouverons jamais le bénéfice de leurs exactions et la moindre justification de leurs criminelles actions.

Dans un même temps, nous analyserons, à l’aune de Marx, d’Engels et de Spinoza, grâce aux réflexions de Frédéric Lordon, comment le seul maître d’œuvre de ce moment d’une histoire à étudier, se nomme « Capitalisme », pour peu que soit pris le temps de chercher sous l’écume des événements comment il a agi et s’est mis en branle.

(A suivre)  

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