J'ai écrit précédement l'interrogation que pouvait susciter chez un militant syndicaliste l'effervescence des "nuit debout". A en lire la surface immédiate et locale, à Gaillac, animant la bagarre contre les compteurs "Linky", j'avoue avoir été entre les larmes et le fou rire.
Aujourd'hui - et je mesure ces mots - plus rien n'est comme avant. Ce qu'a fait ce gouvernement est une de ces gouttes qui font déborder la vase. Non seulement, comme à Sivens, il déverse la haine des matraques et des grenades, non suelement son arrogance pleut à qui mieux mieux sur les ondes télévisuelles, mais qui plus est, il assassine froidement l'expression parlementaire à laquelle peu ou prou nous restons attachés.
J'entends qu'il manquait deux députés "de gauche" pour qu'une motion de censure mette le grain de sable de la représentation parlementaire pour modifier le cours autoritariste de cette Vème République aux abois...
Alors, maintenant, la CGT et la CGT-FO semblent le faire, seule la grève générale pourra contrecarrer cette chute programmée de cette foutue République née d'un coup d'état.
Nous, les camarades qui ont agi dans les entreprises, au travers de leurs syndicats, sommes confrontés à l'impossibilité de se battre dans l'entreprise, dans nos services dès lors que ce combat sera brimé et réprimé à cause de cette p.. de loi.
Ajoutons que les discourt mielleux du responsable du PCF, le silence de mon propre Parti m'inquiètent, me désolent...
Est-ce "la nuit debout" ou "le jour conscient" qui fera basculer le rapport de force ?
A mon simple et respectueux, calme et déterminé avis : il faudrait la grève générale.
Pascal Polisset militant du Parti de Gauche, syndicaliste CGT-FO.