Le constat est d'une simple vérité : les citoyens, les salariés, le Peuple perd, depuis tant d'années, coups sur coups, la simple légitimité d'être et survivre. Toutes les politiques qui gèrent notre espace de vie - mais peut être doit-on écrire de survie - s'expriment dans une litanie d'exploits financiers que salue une presse sous perfusion. Quand il s'agirait de révoltes, de luttes, de combats, la règle européenne s'occupe de la réguler. Nous vivons, depuis des décennies, la Loi de la trique et des compromis.
Face à cette triste réalité, tout a été "tenté". Dans le respect d'institutions anti-démocratiques, celles de la Vème République, nous avons voté dans la marge, celle de candidats d'une "autre gauche". Dois-je égrener tous ces candidats qui, gloire de nos collages, faisaient 5, 7 % ? En 2012, - que les choses soient bien comprises - Mélenchon est sorti d'un chapeau qui avait la surface d'un parapluie. En avançant "l'Humain d'abord" ce fut un raz de marée qui a emporté les traficotages du Pcf, du Npa et de toutes ces sucursalles d'échecs annoncés. En comprenant l'importance universelle de ce que pourrait/devrait être l'Ecosocialisme, dans une unité extraite au forceps, la candidature du tribun Mélenchon a rencontré l'aval de plusieurs millions des nôtres, infime mais cohérente partie de notre Peuple. Cela s'est nommé - à qui perd gagne - le Front de Gauche.
Depuis, ces temps glorieux - ces fameux 11% - tout a été fait pour que le rassemblement du Peuple se perde dans des alliances, des mésalliances sordides, d'incompréhensibles manigances où l'idée de reconstruire un combat de classe s'est enlisé, perdu et enterré- vivant. D'évidence, il aurait fallu - je fus de ceux qui le récalamaient - ne pas admettre dans le camp du Peuple, l'agglomérat aristocratique d'EELV.
Parce que le Peuple reste vivant et agité de l'espoir de vivre, le combat reste la seule mesure de l'espoir. C'est dans nos terres, au sein des classes qui connaissent et revendiquent le travail, ses exigences, que se trouve l'espoir que notre Monde change.
Et, soyons simples, clairs et determinés, ce ne sera pas dans la pérennité d'un Etat d'Urgence que pourront s'exprimer des solutions à la crise économique qui a construit la précarité, la crise engendrée par des guerres sans paix prévisibles, le racisme et l'adhésion morbide aux lois liberticides.
Alors, jugeons, à l'aune de ce qui a écrit prcédemment, la présentation de sa candidature, celle de Jean Luc Mélenchon.
Maintenant, si je trouve, comme tant d'autres, la méthode rude, voire brutale, j'en viens à me dire que si elle est brutale, rude elle va incessament me plaire, moi qui ait eu à négocier, des centaines d'heures durant, des mois, des listes avec un paquet de faux alliés. J'y trouve aussi un espace nouveau où s'inventeront des rassemblements autour de cette candidateure dès lors qu'elle sera pour "l'humain d'abord". Que dans cette candidature, tous mes camarades, ceux qui travaillent dan les quartiers, dans nos syndicats, dans ces luttes contre le barrage de Sivens, contre la liquidation d'Alphacan à Gaillac, contre la mise en place des compteurs "linky", contre le transfert des lits de l'Epad de Gaillac s'y retrouvent et prennent leurs places dans l'énoncé de sa candidature...
Alors là, je vais m'y mettre jusqu'au cou.
Pascal Polisset