Plus la guerre s'annonce longue, meilleurs restent les moments où l'espace d'un instant, la paix devient bonne et appréciable.
Seulement, voilà, cet instant n'a plus lieu d'être parce que se croisent des belligérants incapables, les uns et les autres, de sonner l'armistice. La première guerre est née de l'irresponsabilité de dirigeants, maqués par l'industrie de guerre, incapables d'agir pour que la paix des armes existent. La France, notre pays, est la première puissance militariste en Europe. La troisème dans le Monde. Triste constat. Enorme combat à mener.
Le personnel politique de notre pays n'est plus fait que d'agents commerciaux nourris par des vendeurs d'armes. Qu'il appartienne au PS, au LR, ou au FN la logique reste commune : l'économie de guerre reste le dernier outil utile d'une économie liquidée, l'impérialisme nord-américain, l'atlantisme, restant leur unique modèle.
En cela, européiste ou anti-europe, ils s'attableront, toujours, les uns et les autres, au banquet des armuriers.
La seconde guerre se mène depuis des années. Depuis, des années où n'existaient pas encore les bombes qui explosent aujourd'hui. Elle se nomme la Lutte des classes.
De traités en traités - et il faut bien constater qu'ils restent nombreux et désavoués - l'Europe du Capital a patiemment corrompu chaque pays pour que ne soit jamais interdite aucune économie de guerre. - Quand bien même la Grèce mourrait, l'intégralité de son budget d'armement restait préservé -.
Est-il possible de rappeler à quelques militants des "Verts" que, dans un soutien permanent à l'idée "Européenne", celui-ci les a désavoué, leur combat finissant dans si triste constat ? Dois-je rappeler le trouble jeu qu'ils ont mené ? A la fois solliciter l'aide et l'appui des militants des Partis politiques pour les évacuer au profit d'accords avec d'autres militants - le Collectif des Bouilles, entre autre ?.
Ce qu'il faut entendre de mon propos est simple. A Sivens, comme partout où se transmet cet avis de résistance, il n'y a aucune possibilité, hors un drame, de gagner sans l'intelligence de s'associer la population locale. Dans un espace rural, il existe toujours une ville. Dans cette ville il existe toujours des militants associatifs et ... des syndicalistes.
Dans un court instant, appelé "Nuits debout", première expérience, tentative avortée, le mouvement des zadistes et celui des syndicalistes opposés à la Loi Macron, se sont croisés. Il va falloir que les zadistes nous écoutent et que nous les comprenions.
Pascal Polisset syndicaliste, naturaliste et militant de "Siven" depuis 2011.