Revenu de base, d'existence, universel

Pour un revenu de base qui soit de gauche ! Il me semble que le revenu de base est une notion floue, fourre-tout, je parlerais plutôt d'un revenu d'existence appelé à évoluer vers un revenu universel égalitariste.

Le revenu de base doit être plafonné en tenant compte des autres revenus. Pour ceux qui dépassent le plafond, il sera versé puis remboursé sur les autres revenus à concurrence du dépassement. Son but final est de se transformer en revenu universel, égalitaire. Il ne faut pas le donner à 18 ans mais aussi tôt que possible. Dès la naissance, c'est le plus simple. On peut imaginer une progressivité jusqu'à la puberté éventuellement.

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Défendez le revenu d'existence à cumul plafonné. C'est le seul moyen de passer de la méritocratie à l'égalitarisme.
Le principe est simple : le revenu d'existence est donné à tous et remboursé au-dessus d'un certain plafond de cumul de revenus. Par exemple on peut imaginer un revenu d'existence de 2000 euros qui remplacerait plein d'aides conditionnelles existantes, avec un plafond de cumul de 4000 euros. Ce qui veut dire que celui qui perçoit 4500 euros rembourse 500 euros de son revenu d'existence.On fait la somme revenu d'existence + autres revenus et on applique le plafond de cumul.

Tu n'as pas compris : le plafond de cumul sert à rembourser le revenu d'existence versé, pas plus. Autre exemple : un monsieur gagne 6000 euros, avec les 2000 euros de revenu d'existence cela lui fait 8000 euros, il va donc rembourser les 2000 euros de son revenu d'existence et il lui restera donc 6000 euros. L'inconditionnalité est la base du revenu d'existence, son remboursement est la garantie d'une société plus égalitaire. Je prévois un mois d'écart entre le versement du revenu d'existence et l'éventuelle ponction au-dessus du plafond de cumul. C'est une première étape, pour commencer en douceur la marche vers l'égalité.

L'égalitarisme est motivant, sauf pour les méritocrates qui ne se rendent pas compte qu'ils sont racistes. Tout le problème, c'est d'évoluer en douceur de la méritocratie vers l'égalitarisme. Ma proposition est un bon point de départ, la tienne reste méritocrate. Ma seconde étape consiste à augmenter le revenu d'existence. L'ultime étape, c'est que tout le monde gagne la même somme. Et alors nous aurons atteint la vraie démocratie. Nous serons tous égaux en monnaie donc en pouvoir décisionnel, car l'un ne va pas sans l'autre. On peut dire qu'à la fin nous atteignons le revenu universel, le vrai.

La compétition forcée stimule surtout la haine de soi et de l'autre et détruit le climat. La compétition n'a pas de raison d'être contrainte, elle peut très bien exister sans contrainte ni récompense.
La vocation du revenu universel est de se répandre dans le monde, peu importe à partir d'où, il n'y a pas de raison qu'il y ait un seul point de départ (exemple : la Finlande et je suis certain que des gens qui y pensent, il y en a partout).
L'école nous apprend surtout à être bureaucrates, sédentaires et polluants.
Il est effectivement fort surprenant que l'ONU, le FMI, l'OMS n'aient pas depuis longtemps proposé le revenu universel.
Enfin, bien qu'étant différents, nous méritons d'avoir tous les mêmes droits et pouvoirs.
Voici un article de blog qui a l'air sympathique : https://blogs.mediapart.fr/michel-juffe/blog/230117/le-revenu-universel-nest-ni-une-utopie-ni-un-delire-il-est-realiste-et-coutera-peu

La méritocratie est raciste parce qu'elle classe l'utilité des gens selon un arbitraire productiviste qui détruit des gens, des espèces et le climat avec. Moi je ne vois pas pourquoi un berger gagnerait moins qu'un PDG. De plus je considère qu'aucun être humain n'est fait pour travailler de façon monomaniaque. Les rêves de supériorité doivent évoluer vers des rêves d'égalité sinon ce sera la planète qui se détruira. La liberté se limitera grâce à l'indépendance, la transparence et l'honnêteté. La liberté devrait s'arrêter là où commence celle d'autrui et on en est loin. La restriction collective existe déjà. Et les riches (les ultra-riches sont un cas à part : ils ont une sorte de revenu universel) ne vivent pas forcément plus longtemps que les classes moyennes ou les pauvres, car la méritocratie et l'injustice sont une souffrance pour tous, riches et pauvres. L'amour est sans doute la seule récompense qui ait un intérêt. Les gagnants qu'on privilégie ou les privilégiés qui gagnent font forcément des perdants. Je suis contre.

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