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Manuel Valls n'est pas un homme de gauche. Sa récente sortie contre les 35 heures le prouve assez. Le Parti socialiste, s'il demeure un parti de gauche, doit l'exclure. Le député-maire de l'Essonne est atteint du syndrome Besson. Les hommes et les femmes de gauche doivent exiger qu'il soit exclu des discussions qui vont s'ouvrir de ce côté de l'échiquier politique à l'occasion des présidentielles. Il faut que le Parti socialiste soit conscient de sa responsabilité à clarifier la situation : le brouillage politique organisé par des hommes comme Valls, non seulement fait le jeu de la droite la plus dure (Le Figaro appelant le même jour que la sortie de Valls à revenir sur les 35 heures), mais contribue à dépolitiser les citoyens de bonne volonté et à provoquer l'abstentionnisme. Le résultat, on le connaît : c'est la victoire de Berlusconi contre Prodi le centriste en Italie, c'est la montée partout en Europe du seul populisme qui doit être combattu : celui de la droite anti-sociale, raciste, autoritaire, au service de la dictature des oligarchies financières. L'offensive de Manuel Valls, quelles que soient ses motivations, a un effet démobilisateur, démoralisateur, destructeur sur toute la gauche à un an et quelques mois de la Présidentielle. Cet homme marque contre son camp - contre notre camp. Il doit être envoyé là où il veut aller : à droite. Il y va de la crédibilité de la gauche, et au-delà, de l'existence d'un combat politique démocratique, loyal et honnête. L'acte un de cette honnêteté et de cette loyauté est d'adhérer aux partis dont on défend les arguments (en l'occurrence la droite de l'UMP, en ce qui concerne le discours anti-35h de Manuel Valls).
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