FEU SUR LE FATALISME !

Le fatalisme sur la division à gauche engendre déprime et divisions. La réédition de 2017 n'est pas fatale. Il faut explorer le possible pour sortir du piège institutionnel et commencer le changement. Débattre, parler à tous, la base d'un programme de gauche existe déja, pour un contrat de majorité.

                                                                    FEU SUR LE FATALISME !

On entend trop ces jours ci une petite musique de fatalisme. On aura un duel LePen-Macron ; il y aura les candidats X et Y, donc il faut un candidat PCF ; à chaque élection présidentielle il s'est passé Z, donc il se passera Z, etc..

On savait bien que Hollande serait candidat.

On savait bien que Fillon serait élu.

On a vu...

Le piège présidentiel se referme sur le 5ème République. Réédition de 2017 ? Voire...Le pouvoir est discrédité. Envisager la possibilité d'une majorité de gauche en 2022 pour commencer à changer la vie serait déraisonnable ?

On a balayé la droite dans les plus grandes villes de France, grâce à l'unité à gauche, et on ne pourrait pas balayer les candidats de division ni la droite au pouvoir ?

La fatalisme engendre découragement, dépressions, divisions, débandade.

Et le possible ? On n'en parle plus ? Peut-on vouloir un PCF à la hauteur de son passé et de sa raison d'être ? Peut-on vouloir un possible à notre portée, enraciné dans les aspirations populaires ? La base d'un contrat de majorité entre toutes les forces de gauche est déjà là ; toute meure progressiste s'en prend à la logique du capital, du développement des services publics, à la lutte contre le réchauffement climatique, en passant par le féminisme ou le pôle public du médicament, etc.. Je ne fais pas l'inventaire : il est déjà long.

Prendre des initiatives, parler avec tous, débattre, construire le rassemblement majoritaire pour le progrès, avec les citoyens, les associations, les syndicats, les forces de gauche, voilà ce que serait le rôle d'un parti révolutionnaire, attentif à la colère pour redonner l'espoir.

Le possible adviendra-t-l ? Nul ne le sait. Mais ne pas tenter de le faire advenir serait folie.

 

 

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