Quand le 7eme art ouvre les yeux sur le monde

Née le 10 août 1974 au Soudan, Haifaa al-Mansour est une pionnière en son genre.

C'est, en effet, la première femme en son pays à avoir tourné un long métrage de fiction en Arabie Saoudite. En 2013, nait donc Wadjda racontant l'histoire d'une petite fille habitant dans la banlieue de Riyad. Elle a pour rêve, malgré les interdits d'une société très conservatrice, de s'offrir un vélo. A travers cette fiction, la cinéaste dévoile les restrictions imposées aux femmes et dépeint, malgré tout, une société en mouvement qui oscille entre ouverture et traditionalisme.

Un succès international
Grâce au succès international de son film, Haifaa al-Mansour a tourné son second long métrage qui sortira en France en 2018. Oeuvre de fiction, il raconte la vie amoureuse de Mary Shelley, la célèbre écrivaine qui donna vie à Frankenstein. Mais ce beau parcours a été semé d'embuches. Heureusement, emportée par sa passion et sa persévérance, la cinéaste a réussit à surmonter les obstacles qui se dressait sur son chemin pour s'imposer sur la scène internationale. Issue d'une famille nombreuse comptant douze enfants, ses parents ont fait de nombreux sacrifices pour qu'elle parvienne à aller à l'école et faire des études supérieures. Ayant choisi la littérature comparée et validé une licence d'art au Caire, elle décide d'enseigner le français et l'anglais tout en commençant à réaliser des courts-métrages. Mais c'est un documentaire tourné en 2006,

Femmes sans ombre
Femmes sans ombre, qui va lui ouvrir les portes du 7eme art. Projeté à travers le monde et sélectionné dans des festivals, ce film sera la première pierre d'une carrière prometteuse et ascendante. Par son parcours et son statut de femme née au Soudan, elle aimerait servir aujourd'hui d'exemple à la jeunesse saoudienne. Elle espère ainsi que les petites filles s'inspireront de Wadjda pour se dire que chaque rêve peut se réaliser. Revendiquant un cinéma engagé mais aussi distrayant, Haiffa al-Mansour souhaiterait s'installer dans la durée et continuer à tourner des films en Arabie Saoudite. Pays qu'elle qualifie joliment de terre vierge sur laquelle il y a tant de choses à raconter.

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