Le plastique...

Dans le début des années 1990, le groupe nantais Elmer food beat chantait “Le plastique c’est fantastique, le caoutchouc c’est super doux…” tube qui est resté dans les mémoires. Mais voilà aujourd’hui en 2016, de nombreuses études à travers le monde, montrent au contraire que le plastique c’est pas si fantastique. Pour preuve, les 50 milliards de morceaux retrouvés dans les mers et océans de la pl

Le plastique pour faire simple est composé de polymère qui est sa base, issu du pétrole entre autre, auquel est ajouté différents additifs et produits chimiques selon l’utilisation ultérieure. Sa problématique, n’est même pas forcément sa production c’est plutôt notre incapacité à gérer ces déchets plastiques.

Cette matière plastique est partout dans notre quotidien, dans l’emballage de nos produits alimentaires, de l’eau, nos cosmétiques etc… et même un composant de cordes de guitare métallique gainée, qui l’aurait cru ! Selon certaines sources, nous produisons environ 275 millions de déchets plastiques, 31,9 millions de ces déchets sont mal gérés c’est à dire non recyclés et 8 millions d’entre eux finissent dans les océans. D’après certains scientifiques, il ne s’agirait même plus d’un 7ème continent, c’est malheureusement bien plus complexe que cela, mais plutôt de 5 zones dites d’accumulation dans divers océans et mers de la planète.

Cette grande quantité de plastique qui arrive dans les mers et océans par les rivières et le vent, se décompose en microplastiques dont certains sont inférieurs à 5 mm.

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Il est important de noter que l'on trouve du plastique dans les endroits les plus improbables, comme par exemple sur des cordes de guitare gainés au nanomètre (crédit photo cordes elixir LaCarteMusique.fr).

Ces derniers sont a priori en transit permanent et vont d’une zone d’accumulation à une autre. Mais voilà seulement une partie infime, de ces déchets plastiques, serait visible et la plus grande partie se trouverait sur les fonds marins. Des scientifiques du monde entier se penchent depuis de nombreuses années sur les conséquences de ces microplastiques sur l’écosystème.

La question que tout le monde se pose, ou presque, est de savoir si les organismes vivants présents dans les mers et océans seraient impactés par ces microplastiques ? Par conséquent, sachant que nous sommes au bout de la chaîne alimentaire, sommes nous une fois de plus exposés à un danger potentiel supplémentaire ? La question est épineuse et les recherchent sur le sujet sont encore aujourd’hui peu nombreuses. Même si toutes ces interrogations nouvelles interpellent le monde scientifique, nous sommes aux balbutiements de ces explorations. A chacun et chacune de prendre ou non ses responsabilités, de les assumer, face à un problème où n’est visible, une fois de plus, que le haut de l’iceberg !

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