La publication de la première enquête de l'Observatoire

L'Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom a fait une enquête sur Internet, sous la forme d'un questionnaire en juin 2007. Il publie en septembre les résultats.

En septembre 2007, l'Observatoire du stress et des mobilités forcées publie les résultats d'un première enquête sous la forme d'un questionnaire en ligne sur internet. Ce sont 3244 personnes qui ont répondu, du 20 juin au 3 septembre. A cette dernière date,  quelques minutes après que la direction ait été sollicitée pour maintenir officiellement l'accès à ce questionnaire sur internet, elle décide de "blacklister" le site de l'Observatoire pour en interdire l'accès aux salarié-es. Désormais, le site de l'Observatoire est considéré comme un site pornographique ou licencieux, interdit à la consultation dans l'intranet de l'entreprise. Ce n'est qu'en 2010 que le nouveau Pdg Stéphane Richard redonnera aux salarié-es l'accès à ce site.

Pour la petite histoire, à cette même époque, en septembre 2007, un membre de l'Observatoire participe à une émission sur BFM radio afin de présenter les résultats de cette enquête qui tend à prouver qu'il y a bien une situation d'urgence dans l'entreprise. La direction de France Télécom contacte BFM radio et exige un droit de réponse qui lui sera accordé une semaine plus tard, en confrontation avec le membre de l'Observatoire du stress.

C'est Olivier Barberot lui-même, le DRH de France Télécom, qui se déplacera avec une responsable juridique de l'entreprise. L'émission est très polémique et M. Barberot contestera à l'antenne le sérieux de cette enquête qui ne reposerait que sur 3000 personnes (alors qu'ils l'ont blacklistée !). A la question "Pourquoi ne faites vous pas vous-même une enquête avec les syndicats ?", Olivier Barberot répond :"Mais nous l'avons faite ! Très majoritairement, les salariés sont satisfait de leurs managers !". A ce jour, nous attendons toujours la publication de cette enquête de la direction... Un gros mensonge en direct !

En tout cas, les chiffres issus de cette enquête seront confirmées trois ans plus tard par l'enquête de Technologia pilotée conjointement par la direction et les organisations syndicales : 80 000 salarié-es répondront à cette enquête qui dévoilera l'étendue de la crise de France Télécom !

 

Tract de l'Observatoire publiant les résultats d'une première enquête © Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom

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