France Télécom : « En 2006, mon alerte est restée sans réponse »

Un médecin du travail de France Télécom, le docteur Christian Torres, répond à une interview (27 mai 2019) dans la revue « Santé et Travail »

 

Salle d’audience du procès France Télécom – © Solidaires/Claire Robert (https://www.clairerobert.org/) Salle d’audience du procès France Télécom – © Solidaires/Claire Robert (https://www.clairerobert.org/)

 

Le service de Santé au Travail de France Télécom est composé d’environ 70 médecins répartis au niveau national. La docteure Monique Fraysse Guiglini aujourd’hui à la retraite a témoigné au procès de France Télécom (lire son témoignage). Christian Torres était lui aussi médecin du travail à France Télécom.

« Ce que j’ai observé à partir de 2005 et jusqu’à mon départ en 2008, c’est le climat d’insécurité entretenu dans lequel vivait le personnel, quel que soit son niveau.  ». Il a fait partie des médecins qui ont tenté, en vain, d’alerter la direction sur le mal-être qui régnait dans l’entreprise, en lien avec le rythme effréné des restructurations, des mobilités forcées, tant géographiques que fonctionnelle.

Pour lui, comme beaucoup de médecins dans cette époque, les cellules d’écoutes ne pouvaient pas être une solution : elles ont été montées dans la précipitation, et les médecins étaient amenés à violer leur propre secret médical pour détecter les individus en difficultés. On peut ajouter que ces cellules d’écoutes avaient une bien mauvaise réputation : l’aide de la direction consistait souvent à une aide… au départ !

Lien vers l'article de la revue « Santé et Travail »

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