Donald Trump ne fait plus l’unanimité chez les Républicains, notamment au sein de la base Maga.
Beaucoup de ses supporters s'interrogent sur cette intervention militaire et s’étonnent de la contradiction d’un Donald Trump prétendant être le "président de la paix" et kidnappant un chef d'État étranger dans son pays en provoquant d'importants dégâts.
Autre contradiction du même Donald Trump qui promettait de s'occuper d'abord des États-Unis, notamment du pouvoir d'achat, et ordonne à nouveau une opération de guerre à l'étranger, dix jours seulement après l’attaque au Nigeria.
Autre incohérence que soulève Marjorie Taylor Greene, ex-fervente militante du mouvement MAGA, qui dénonce le mensonge d’une lutte contre la drogue au motif que " La plupart du fentanyl mortel qui entre aux États-Unis provient du Mexique. Pourquoi l'administration Trump n'a-t-elle pas pris de mesures contre les cartels mexicains ? (...) Beaucoup de partisans MAGA pensaient avoir voté pour mettre fin aux interventions américaines à l'étranger. Nous nous sommes vraiment trompés".
Plusieurs démocrates le confirment en évoquant les entreprises américaines qui préparent déjà des voyages d'affaires au Venezuela pour s'y implanter rapidement.
Menacée violemment par Donald Trump de se conformer à ses volontés, Delcy Rodriguez, nommée présidente par intérim par la Cour suprême de son pays, a exprimé sa volonté de coopérer avec Washington dans le cadre de relations « équilibrées et respectueuses (…) fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence ». (Rfi)
Business first & corruption all over the world.
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Mise à jour :
France culture
Cinq ans après l’attaque du Capitole, le populisme impérial de Trump à l’assaut du monde
Publié le mardi 6 janvier 2026
Dans la nuit de vendredi à samedi, les forces spéciales américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro. Aujourd’hui, cinq ans jour pour jour après l'assaut du Capitole, cette intervention militaire menée sans l'aval du Congrès révèle les contradictions d'une présidence fragilisée.
Avec
- Ran Halévi, historien, directeur de recherches au CNRS, il enseigne à l'EHESS et est directeur de collection chez Gallimard
- Célia Belin, docteure en science politique, directrice du bureau français du Conseil européen pour les relations internationales
Donald Trump affronte une popularité en chute libre, des difficultés économiques et des élections de mi-mandat qui s'annoncent catastrophiques pour les Républicains. Dans ce contexte intérieur instable, le président américain se tourne vers l’extérieur, multipliant les menaces d’interventions, à Cuba, au Groenland, en Iran. Comment cette escalade ébranle-t-elle l'ordre établi, tant sur la scène internationale qu'au sein même des institutions démocratiques américaines ?
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Prolonger :
Le pétrole vénézuélien, une richesse nationale devenue arme géopolitique
Qui est Jeff Landry, le très droitier émissaire de Donald Trump pour le Groenland ?