Pretoria parle d'une violation manifeste de la Charte de l'ONU. « L'histoire a démontré à maintes reprises que les invasions militaires contre des États souverains ne produisent que de l'instabilité et l'aggravation des crises », selon Pretoria, qui estime également que « le recours illégal et unilatéral à la force […] compromet la stabilité de l'ordre international ». L'Afrique du Sud rappelle que le droit international n'autorise pas d'intervention militaire extérieure dans les affaires internes d'un État souverain. Elle appelle le Conseil de sécurité à se réunir d'urgence au côté de Caracas.
Même ligne ferme pour la Namibie, qui fait part de son « grand choc » après la « violation de la souveraineté du Venezuela et du droit international », et réaffirme sa « solidarité » avec le Venezuela, fondée sur « une histoire commune de lutte anticoloniale pour l'auto-détermination et l'indépendance ». La Namibie dit soutenir toutes les initiatives multilatérales pour assurer le respect du droit international et la souveraineté des nations.
Le Ghana a quant à lui exprimé ses « fortes réserves contre l’usage unilatéral de la force » et fustigé les déclarations de Donald Trump, qui a annoncé que les États-Unis comptaient diriger le Venezuela et exploiter son pétrole pendant une période de transition. « Ces déclarations rappellent l’ère coloniale et impérialiste, tempête Accra. Elles créent un dangereux précédent pour l’ordre mondial. De telles ambitions coloniales n’ont pas leur place dans l’ère post-Seconde Guerre mondiale ». Le Ghana prône « une désescalade immédiate et à la libération du président Maduro et de son épouse ».
De son côté, le ministre des Affaires étrangères du Tchad a indiqué s'être entretenu samedi avec son homologue vénézuélien, avant d'exprimer « l'attachement du Tchad au respect du droit international, dont dépend l'existence d'un ordre mondial juste » et « l’importance de préserver la paix, la stabilité et l’intégrité territoriale du Venezuela ».