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Force ou droit international : faut-il désormais choisir ? (réponse : non)
L’enlèvement par l’armée américaine de Nicolas Maduro le 3 janvier 2026, ou les menaces d'une annexion du Groenland mettent à jour les lignes de fractures entre les pays occidentaux, concernant leur vision de la diplomatie. Avec Claude Blanchemaison, ancien diplomate ; Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences.
Si les chancelleries européennes ont salué la fin du régime Maduro, elles ont pour la plupart dénoncé la méthode employée par les Etats-Unis, sans le moindre égard pour le droit international, qui de fait est remis en question. Désormais, deux perceptions des relations internationales s’affrontent. D’un côté les tenants de la realpolitik, pour qui face au désordre du monde, la puissance est nécessaire, inévitable et supplante le droit. De l’autre, les partisans d’une diplomatie plus “classique”, soucieuse du respect du droit international et de la négociation. Alors, se pose une question : la logique de puissance peut-elle remplacer le droit international ? En capturant Nicolas Maduro, Donald Trump a-t-il signé l’arrêt de mort de l’ONU et du droit international ? La realpolitik est-elle tenable sur le long terme ? La diplomatie telle que pensée par les européens a-t-elle vécu ? Assiste-t-on à une gangstérisation des relations internationales ?
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