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Déconstruction de la spéculation immobilière, un scandale du ruissellement
La financiarisation de l'immobilier qui produit des surfaces inutiles de bureaux et réduit la construction de logements, bénéficie du soutien politique, d'exonérations fiscales, de déréglementation en matière d'urbanisme, etc. et des milliers de personnes mal logées en région parisienne... Tel est le résultat de la politique du logement et de l'aménagement du territoire.
Le droit à un logement décent est un droit humain dont l'Etat a l'obligation positive d'en garantir l'efficacité. L'entretien que propose Blast montre qu'il fait obstacle à ce droit au profit - c'est le cas de le dire - d'une spéculation immobilière inutile, d'une économie casino qui fabrique des surfaces qui restent vides, reposant uniquement sur un souci d'optimisation des investissements par de l'ingénierie financière.
Un constat sévère qui illustre la médiocrité de la politique du logement et de l'aménagement du territoire , en particulier, et le désintérêt de l'exécutif pour le bien-être général des populations durant toutes ces dernières années.
Les bureaux vides ne sont que la face immergéed’un phénomène récent et largement méconnuau cœur de la crise du logement actuelle :la financiarisation de l’immobilier, caractériséepar l’accaparement de pans entiers de nos villespar des fonds d’investissement.
A propos de l'auteur
Marine Duros est docteure en sociologie de l'EHESS et professeure agrégée de sciences économiques et sociales. Elle a mené pendant plusieurs années une enquête dans le milieu des fonds d'investissement immobilier parisien.
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