Les scélérats, les brutes et les salauds

par Martine Leibovici : Avec Le procès Eichmann et autres essais, traduit du russe, édité et remarquablement présenté par Luba Jurgenson, les éditions Le Bruit du temps poursuivent leur travail de publication de l’œuvre de Julius Margolin (né à Pinsk en 1900, mort à Tel Aviv en 1971), après Voyage au pays des Ze-ka (2010) et Le livre du retour (2012).

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2016/06/28/scelerats-brutes-salauds-margolin/

Voir aussi :

En attendant Nadeau

Heidegger tel qu’en lui-même par Georges-Arthur Goldschmidt

Le livre de François Rastier, Naufrage d’un prophète, d’une extrême densité, touche d’emblée la substance de la « pensée Heidegger » et fait apparaître sa nature à la fois sommaire et criminelle.

Le silence bavard de Heidegger par Jean Lacoste

Au moment où un nouveau parti allemand, l’Alternative für Deutschland, dit vouloir réhabiliter le terme de völkisch (populaire), si profondément compromis dans les années trente, au moment où les Allemands s’interrogent sur leur identité, on ne peut pas dire que le livre de notre ami et collaborateur Georges-Arthur Goldschmidt soit dépourvu d’actualité. Cela fait longtemps pourtant qu’il rompt des lances avec les disciples français de Heidegger.

Le double jeu de M. H. par Marc Lebiez

En 1933, un philosophe allemand tenu pour l’un des plus importants de sa génération est nommé recteur de son université et sert ainsi le pouvoir nazi. Un an après, il abandonne ce poste et ne prend plus aucune position politique. Après 1945, il refuse obstinément d’avoir le moindre mot de condamnation pour le nazisme, se contentant de laisser entendre que l’année du rectorat aurait été une « grosse bêtise » après laquelle il serait plus sage de se taire.

Retrouvez notre dossier sur Martin Heidegger en suivant ce lien.

 

Nouvelle Quinzaine Littéraire

Heidegger, « nazi par existence » par Georges-Arthur Goldschmidt Article publié dans le n°1099 (16 févr. 2014)

D’où vient qu’en 1952 un blanc-bec d’à peine vingt-quatre ans, tout juste licencié ès lettres, mention allemand, ignorant de tout, ait vu dès la page 127 de Sein und Zeit que Heidegger ne pouvait qu’être passé par le national-socialisme, chose que tout le monde aurait tout aussi bien pu voir ? Pourtant, cet ouvrage précède la prise du pouvoir des nazis de six ans.

Arendt et Heidegger démythifiés par Edith Fuchs Article publié dans le n°1160 (01 nov. 2016) à propos de l'ouvrage d'Emmanuel Faye : Arendt et Heidegger : extermination nazie et destruction de la pensée (Albin Michel)

L’ouvrage d’Emmanuel Faye heurte frontalement l’adulation dont Arendt fait l’objet, de façon bien plus médiatique que Heidegger ; pourtant, l’auteur n’a pas fait œuvre de polémiste mais œuvre solide, œuvre de connaissance et de réflexion, dans laquelle chacune des références, chaque citation, chacun des auteurs convoqués, compte. Dans son entreprise de démythification de l’œuvre d’Arendt, Emmanuel Faye a à cœur d’exhiber les titres de légitimité de chacun des mots qu’il écrit.

 

 

Persée

Pierre Bourdieu " L'ontologie politique de Martin Heidegger " in Actes de la recherche en sciences sociales Année 1975 Volume 1 Numéro 5 : La critique du discours lettré pp. 109-156

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.