La femme-objet : une invention du Common law ?

Carol Tracy, avocate et directrice générale de Women’s Law project, explique comment le viol dans le Common Law n'est pas une atteinte à la personne mais une atteinte à la propriété, celle du père, du mari, du frère, ... La femme est un meuble comme dans le Code napolénien de 1804 ou l'idée que s'en font encore quelques imbéciles.

https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-lundi-08-octobre-2018

à écouter à partir de 36'22"

 

@CarolTracyWLP : "Nos lois s'appuient sur la Common Law anglaise où le viol est un crime contre la propriété, pas contre les personnes." #metoohttps://t.co/2BrIJLhxlrpic.twitter.com/wq4dUTDioI

— Culturesmonde (@CulturesMonde_) October 8, 2018

 

La métaphore de "la tasse de thé" pour le consentement en matière de sexe n'est pas pertinente.

Le viol est une violence.

Personne ne consent à la violence. La violence est subie. Il n'y aurait pas de victime sinon.

La question du consentement dans le viol ou le harcèlement n'est-il pas un moyen de biaiser le débat et trouver encore des excuses aux auteurs des violences au préjudice du respect de la dignité des personnes, notamment des femmes, laissant supposer ainsi la persistance culturelle d'une prééminence masculine ?

 

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