"Président raté" : la tribune du New York Times qui accable Emmanuel Macron

Une tribune publiée dans le prestigieux quotidien juge sévèrement les premiers mois à l’Élysée du président français… (" Emmanuel Macron Will Be Yet Another Failed French President " https://www.nytimes.com/2017/09/07/opinion/emmanuel-macron-popularity.html?_r=0)

http://www.sudouest.fr/2017/09/09/president-rate-la-tribune-du-new-york-times-qui-accable-emmanuel-macron-3762023-7527.php

C’est ce qui s’appelle ne pas mâcher ses mots. Dans une tribune publiée ce jeudi dans le prestigieux New York Times, Chris Bickerton, un enseignant de politique européenne à l’université de Cambridge, assassine le président français et sa politique. 

"Emmanuel Macron will be yet another failed french president", titre le quotidien américain, estimant qu’Emmanuel Macron sera lui aussi un "président français raté". Au mois de mai dernier pourtant, l’élection du président avait été largement saluée par le journal. Mais quatre mois plus tard, les choses ont changé.

Pour l’auteur de la tribune, si la cote du président français a autant dégringolé depuis élection,  c’est avant tout parce que son projet est faible et bien "trop centré sur sa personnalité", ce qu’il appelle : le macronisme.

Voir aussi :

L'OBS : "Une attitude arrogante", "un président raté" : une tribune du New York Times accable Macron

Une tribune publiée vendredi 8 septembre, dans le prestigieux "New York Times", étrille les premiers mois de la présidence Macron. Sous une plume acide, Chris Bickerton, professeur qui enseigne la politique européenne à l'université anglaise de Cambridge, attribue la chute de popularité du président au "macronisme" : cette manie du chef de l'Etat de concentrer sa politique autour de sa petite personne. 

Une critique qui contraste sévèrement avec l'enthousiasme dont faisait preuve la presse internationale, le 9 mai dernier, lors de la victoire de l'ancien banquier au second tour de la présidentielle, face à Marine Le Pen. Au lendemain de son élection, ce même "New York Times" y voyait notamment "un nouvel espoir pour l'Europe".

Quatre mois plus tard, force est de constater que l'optimisme n'est plus au rendez-vous. Emmanuel Macron a bien œuvré "pour une meilleure image de la France dans le monde", reconnaît toutefois Chris Bickerton. Selon lui, le président bénéficie toujours d'une certaine aura à l'étranger, notamment parce qu'il a redonné un coup de jeune à la diplomatie française "en tenant tête à Donald Trump et à Vladimir Poutine".

"Une politique centrée sur sa personne"

Pour autant, "en France, c'est une autre histoire", souligne-t-il dans sa tribune au titre volontiers provocateur ("Emmanuel Macron sera encore un autre président français raté"). Tentant d'analyser la chute de popularité inédite du chef de l'État, l'universitaire explique d'abord qu'"il a remporté le scrutin parce qu'il était le candidat le moins mauvais". Mais surtout, "la popularité de M. Macron souffre de quelque chose de plus fondamental : le macronisme". 

Les Echos : « Président raté »  : le tacle d’un universitaire à Emmanuel Macron

Une tribune écrite par un universitaire et publiée sur un blog du New York Times épingle Emmanuel Macron, sa personnalité, sa politique, sa gouvernance.

Le Point : Une tribune publiée dans le "New York Times" accable Emmanuel Macron

L'universitaire britannique Chris Bickerton, spécialiste de la politique européenne juge sévèrement les débuts de la présidence Macron.

Le JDD : "Emmanuel Macron sera encore un président français raté" : une tribune dans le New York Times étrille le chef de l'Etat

Une tribune publiée dans le prestigieux quotidien américain du New York Times critique très vivement les premiers mois d'Emmanuel Macron à l'Elysée.

La Dépêche : Dans une tribune au vitriol, le « New York Times » juge Emmanuel Macron comme « un président raté »

« Emmanuel Macron sera encore un président français raté ». C’est sous ce titre que le « New York Times » publie ce vendredi une tribune au vitriol signée de Chris Bickerton, professeur à l’université anglaise de Cambridge, où il enseigne la politique européenne. Quatre mois après avoir considéré le même comme « un nouvel espoir pour l’Europe », le prestigieux journal américain a fini de rêver. 

L’éditorialiste admet qu’à l’étranger, Emmanuel Macron a contribué à restaurer l’image de la diplomatie française en se posant en égal de Donald Trump et de Vladimir Poutine. « Mais à la maison, c’est une autre histoire », indique Chris Bickerton à ses lecteurs américains. Rappelant d’abord l’été calamiteux que vient de traverser le président français en termes de notoriété (40 % d’opinions favorables à ce jour), le professeur de Cambridge souligne que « M. Macron n’a de toutes façons jamais bénéficié d’un large soutien populaire. Qualifié pour le second tour avec 24 % des suffrages, soit en dessous de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy, il a remporté le scrutin  parce qu’il était le candidat le moins mauvais ». Une élection par défaut, suggère Chris Bickerton, pour lequel il y a plus grave que l’arithmétique électorale…

"Macron souffre du...macronisme"

Selon l’éditorialiste du NYT, « la popularité de M. Macron souffre de quelque chose de plus fondamental : le macronisme ». Il explique ainsi que « tout le projet politique du président français s’est concentré sur sa propre personne. Une grande partie de son attrait provient de sa jeunesse, de son dynamisme, de sa beauté et de ses compétences oratoires. Cette approche hyper-personnalisée a toujours présenté le risque qu'une fois le charme passé, il ne reste plus rien, ce qui est exactement en train de se produire ».

"Prolifération de CDD, stagnation des salaires: est-ce le futur que la France veut?"

Chris Bickerton évoque aussi le pouvoir « arrogant » tel que l’exerce Emmanuel Macron, son désir de « présidence jupiterienne », les accents « monarchiques » de la réunion du Congrès à Versailles.
S'agissant enfin la récente réforme du code du travail, le professeur met en garde sur  « les politiques économiques de M. Macron qui favorisent les employeurs par rapport aux travailleurs et éliminent ce qui reste de l'Etat-providence français. En matière de lutte contre le chômage, les expériences d'autres pays suggèrent que des résultats s’obtiennent  au prix de nouvelles inégalités. En Allemagne, les réformes du marché du travail ont entraîné une prolifération de «mini-emplois», un travail à temps partiel légèrement réglementé et qui a remplacé les emplois à plein temps dans certains secteurs. Dans le marché du travail hautement déréglementé de la Grande-Bretagne, les niveaux records d'emplois existent parallèlement à la faible productivité, à la stagnation des salaires et à la prolifération de contrats à court terme. Est-ce ce futur que la France veut? », interroge cruellement Chris Bickerton…

LIONEL LAPARADE
@LLaparade

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.