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Ligue des droits humains et Amnesty international Bruxelles ; MRAP Dunkerque ; SUD intérieur et Observatoire du stress de France Télécom Paris

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La RTBF, à propos d'Israël, invite François Dubuisson

Les spécialistes du droit international hésitent à se rendre aux invitations des médias et, pour ceux quî l’acceptent, c’est s’exposer à des menaces et des insultes. C’est l’expérience que raconte François Dubuisson dans le quotidien belge Le Soir ,aprés avoir rappelé le contexte politique, juridique et historique du conflit au journal de la chaîne télévisée publique.

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Régulièrement invités à s’exprimer dans les médias, les universitaires savent qu’il est facile de se prendre les pieds dans le tapis. « Ce n’est pas du tout évident. J’ai refusé de participer à des plateaux télé, à certaines émissions. Il faut vraiment prendre le temps de réfléchir », souligne Jihane Sfeir. « J’ai reçu des mails de contestation dans des limites de l’admissible, un déchaînement d’attaques personnelles, d’opérations de dénigrement sur les réseaux sociaux, visant notamment la RTBF pour que je ne sois plus invité », témoigne François Dubuisson, professeur de droit international à l’ULB. « Cela n’avait jamais pris une telle ampleur. » (source : Le Soir " Guerre Israël-Hamas : grosses divergences dans la société belge, fragiles convergences sur la scène politique ")

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Prolonger :

Les politiques présents en nombre à la manifestation pour la Palestine : « On est cohérent avec notre ligne depuis le début »

Entre 20.000 et 40.000 personnes (une heure entre le début et la fin du cortège) s’étaient donné rendez-vous à Bruxelles pour « réaffirmer l’importance de faire respecter le droit international, dénoncer l’inaction européenne face aux violations du droit international en cours en Palestine et demander d’urgence la mise en œuvre d’un cessez-le-feu immédiat pour épargner des vies », à l’appel de l’association belgo-palestinienne, rejoint par une quarantaine d’autres associations. Au-delà des innombrables drapeaux palestiniens, et des slogans assimilant Benjamin Netanyahou à un criminel de guerre, la manifestation s’est déroulée sans heurts, avec notamment la présence de l’avocat franco-palestinien, Salah Hamouri et du fondateur de BDS (un mouvement qui vise au boycott d’Israël), Omar Barghouti. « L’Etat d’Israël est en train de commettre une tentative de génocide contre le peuple palestinien », a déclaré Salah Hamouri.

Le monde politique n’était pas en reste. Du côté socialiste, y participaient Jamal Ikazban, Gwenaëlle Grovonius, Delphine Chabert, Sevket Temiz, Ibrahim Dönmetz et Leila Agic alors qu’Ecolo était représenté par les députés Simon Moutquin et Marie Lecocq, spécialistes du dossier depuis de nombreuses années, mais aussi par une large délégation comprenant Caroline Saal, Hélène Ryckmans, Sarah Schlitz, Zoé Genot, Farida Tahar, Pierre-Yves Lux, Tristan Roberti ou la députée européenne Saskia Bricmont. « On vérifie toujours les mots d’ordre avant de participer à une manifestation et celui-ci précisait clairement qu’il s’agissait de demander un cessez-le-feu. On voulait marquer notre solidarité, car il y a volonté très claire d’Israël d’opposer les communautés. Or, aujourd’hui, on a pu voir qu’on n’était pas dans un combat communautaire mais pour les droits de l’homme ». Marie Lecocq ajoute : « Notre message n’a pas changé : notre boussole demeure le respect du droit international ».

Guerre Israël-Hamas : la gauche et le CD&V appellent au boycott des produits des territoires occupés

Le ton change au gouvernement belge à l’égard d’Israël. Au point que le CD&V dépose une proposition de loi pour boycotter les produits en provenance des territoires occupés. Toute la gauche suit. Mais les libéraux estiment que cette mesure, « au caractère purement symbolique », ne sera pas efficace.

Le texte ne cite pas les denrées visées mais cela pourrait concerner des fruits et légumes ainsi que des cosmétiques. Il s’agit des produits dont le code-barres commence par 729. La Belgique est le troisième importateur de produits israéliens en Europe, grâce au commerce du diamant mais aussi aux lignes de fret qui relient Israël à l’aéroport de Liège.

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