Heidegger et Arendt

France culture propose une série d'émission sur Hannah Arendt qui renvoie à celles consacrées à Martin Heidegger. Hannah Arendt ne supportait pas Sartre mais appréciait Camus. Elle appréciait l'oeuvre de Kafka comme une réponse à ses questions existentielles.

https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-hannah-arendt-la-passagere

" Grande traversée : Hannah Arendt, la passagère " par Christine Lecerf  renvoie à celles consacrées par Adèle Van Reeth à la série dans son émission " Les Chemins de la philosophie " intitulée " Etre et Temps de Heidegger (4 épisodes disponibles) "

Le premier article qu'Hannah Arendt publia aux USA " From the Dreyfus Affair to France Today " : " Ce n'est pas aux groupes fascistes numériquement peu important qu'est due la chute de la III° république. L'effondrement de la France est due au fait qu'elle n'avait plus de vrais dreyfusards. "

 

Pour aller plus loin :

Les Inrocks : " Martin Heidegger était-il vraiment antisémite ? "

" Heidegger, l'introduction du nazisme dans la philosophie : autour des séminaires inédits de 1933-1935 " Paris, Albin Michel, Idées 2005

" Arendt et Heidegger démythifiés " par Edith Fuchs Article publié dans le n°1160 (01 nov. 2016) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

" Heidegger, « nazi par existence » " par Georges-Arthur Goldschmidt  Article publié dans le n°1099 (16 févr. 2014) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

" Heidegger et la question de l'humanisme : faits, concepts, débats " PUF, 2005

Analyse critique de l'oeuvre d'Heidegger : http://www.revue-texto.net/docannexe/file/2439/heidegger_aujourdhui_rastier.pdf

 

Martin Heidegger, Carl Schmitt et le libéralisme

 

Correspondances de Heidegger et Carl Schmitt

 

Jean-François Kervégan

Que faire de Carl Schmitt ?

Parution : 17-11-2011

L'affaire est entendue, et Karl Jaspers l'a résumée : Carl Schmitt fait partie avec Heidegger de «ces professeurs [...] qui ont tenté de prendre intellectuellement la tête du mouvement national-socialiste». Depuis lors, nonobstant, des contradicteurs distingués – Strauss, Löwith, Peterson, Kojève, Blumenberg, Habermas, Derrida... – ont discuté âprement ses thèses, souvent pour les rejeter, comme il en va avec tous les classiques intéressants, de Platon à Wittgenstein.
Aussi l'heure est-elle venue de «partir de Carl Schmitt», au double sens de reformuler des questions essentielles à partir de certains de ses travaux et de lui donner congé lorsqu'il ne nous aide plus à penser. Certains de ses concepts (le nomos de la terre, la constitution comme décision «existentielle»...) ou des concepts sur lesquels il a apposé son empreinte (le pouvoir constituant, l'État de droit «bourgeois») éclairent différemment des questions telles que le rapport entre décision et rationalité ; l'enracinement des normes juridiques dans les institutions ; le statut de l'ordre constitutionnel et ses présuppositions ; les effets pervers du retour de la morale en politique internationale (droits de l'homme et démocratie forment-ils le couple uni que l'opinion dominante nous décrit?).
Mais cette fécondité se heurte à une limite fondamentale : Schmitt est plus efficace pour penser des ruptures et des instaurations que pour décrire le fonctionnement normal de l'ordre juridique établi. À jamais, il demeure un penseur du dissentiment.

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.