Taranis

Invité par Guillaume Erner sur France Culture à propos des " Mobilisations sociales : la bataille des défiances ". Taranis News est un agence de Rennes.

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Ecouter Les Matins de France Culture sur  le site de France Culture : http://www.franceculture.fr/emissions/l-invite-des-matins-2eme-partie/l-invite-des-matins-2eme-partie-mercredi-18-mai-2016

Au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail et à la veille de la prochaine, comment appréhender cette mobilisation au regard de l'Histoire des mouvements sociaux ? Nous recevons Michel Wieviorka, Danielle Tartakowsky et Gaspard Glanz.

A 4 minutes prise à partie de Gaspard Glanz par Brice Teinturier, qui l'accuse d'être un propagandiste.

A 12 minutes, nouvelle prise à partie de Gaspard Glanz par Brice Teinturier qui prend la défense des policiers.

A 13 minutes 30 Michel Wieviorka et Danielle Tartakowsky protestent contre le détournement du débat et menacent de s'en aller.

Voir aussi Reporterre.net : Qui vient à Nuit debout ? La réponse de sociologues

17 mai 2016 / Stéphane Baciocchi, Alexandra Bidet, Pierre Blavier, Manuel Boutet, Lucie Champenois, Carole Gayet-Viaud et Erwan Le Méner

La palette des âges est en réalité très large et varie suivant les heures. Entre 18 h et 18 h 30, par exemple, la moitié de la population a plus de 33 ans. Et une personne sur cinq a plus de cinquante ans.

La population sur la place est bien aux deux tiers masculine. Cela peut s’expliquer en partie par le lieu – un espace public urbain – et les horaires tardifs, qui ne favorisent pas la présence des femmes, du fait de possibles engagements familiaux et de l’exposition au harcèlement de rue.

Les quartiers les plus représentés sont plutôt ceux de l’Est parisien, comme le montre la carte des lieux de résidence, et 37 % des participants habitant en Ile-de-France viennent en fait de banlieue. Un participant sur dix n’habite pas même en région parisienne.

La majorité des participants est diplômée du supérieur long (61 %), alors que ce n’est le cas que du quart de la population française. Mais l’image se brouille à y regarder de plus près : non seulement le taux de chômage est de 20 % parmi les participants, soit le double de la moyenne nationale ; mais on compte 16 % d’ouvriers parmi les actifs - trois fois plus qu’à Paris, et autant que dans l’Ile-de-France prise dans son ensemble.

La proportion des enquêtés déclarant avoir déjà été membre d’un parti politique est même remarquable dans un contexte de désaffection militante : 17 %. Et 22 % ont déjà cotisé à un syndicat. Les engagements citoyens, associatifs ou caritatifs sont également très représentés : plus de la moitié en ont eu un ou plusieurs (aide aux réfugiés, aux sans-papiers, maraudes, associations de parents, de quartier, défense de l’environnement, soutien scolaire, festivals, cafés associatifs, etc.).

 

 

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