Le logiciel espion israélien Pégasus utilisé à très grande échelle

La société israélienne NSO a commercialisé les services de son logiciel espion à des gouvernements voyous pour porter atteinte à la vie privée et surveiller des milliers de personnes au sein de l'UE, qu'il s'agisse de particuliers, de membres d'ONG, de syndicalistes, d'élus, de journalistes, d'avocats, ... Une nouvelle illustration de l'évolution de la start up nation et du smartphone.

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/surveillance-revelations-sur-le-logiciel-espion-israelien-pegasus-nso-group

C’est un président ultra connecté. Emmanuel Macron possède plusieurs téléphones, sur lesquels il a installé des applications de messageries comme Telegram, pour échanger avec ses proches ou des journalistes. A-t-il commis une imprudence en n’écoutant pas suffisamment les recommandations de l’Anssi ou de la DGSI qui préconisent au chef de l’État de privilégier la ligne ultra sécurisée des téléphones Teorem ou Cryptosmart de l’Elysée pour communiquer ? Sans doute.

À l’Élysée, il semble que la prudence ne soit pas souvent de rigueur. "Même si on est censé mettre nos téléphones dans une boîte avant le conseil des ministres, où lorsqu’on a rendez-vous dans le bureau du président, on reste très vulnérable, raconte un habitué du Palais. Vous savez, lance cette source, les décisions essentielles ne se prennent pas en conseil des ministres mais bien lors d’échanges entre Emmanuel Macron et ses conseillers, sur la messagerie Telegram". Pourquoi le président et son entourage n’utilisent-t-ils pas le téléphone Cryptosmart ? "C’est très chiant, ça ne capte nulle part", répond un ancien collaborateur sous couvert d’anonymat. Qui ajoute : "C’est peut-être par fainéantise qu’on ne fait pas assez attention, mais aussi parce qu’on se surestime et qu’on se dit que personne n’oserait pirater le téléphone du chef de l’État français !". (Radio France)

Au Parlement européen, le Maroc peut compter sur ses amis français

15 juin 2021 Par Ludovic Lamant

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L'Arrangement de Wassenaar (de son nom complet, l'arrangement de Wassenaar sur le contrôle des exportations d'armes conventionnelles et de biens et technologies à double usage) est un régime multilatéral de contrôle des exportations mis en place en 1996 par 33 États afin de coordonner leurs politiques en matière d'exportations d'armements conventionnels et de biens et technologies à double usage

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Affaire Pegasus : la révolution numérique de l’espionnage mondial mise à nue, avec Nicolas Arpagian et Pierre Gastineau 

https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20210718-pegasus-un-logiciel-isra%C3%A9lien-utilis%C3%A9-pour-espionner-journalistes-et-militants-dans-le-monde

https://www.franceculture.fr/geopolitique/projet-pegasus-revelations-sur-la-plus-grave-affaire-de-surveillance-generalisee-depuis-snowden

" Pegasus " n’est commercialisé qu’auprès d’États ou d’agences gouvernementales, avec l’aval du gouvernement israélien, par une société baptisée NSO.

Pegasus pénètre dans les smartphones, qu’ils fonctionnent sous le système d'exploitation d'Apple, iOS (y compris dans sa dernière version) ou celui de Google, Androïd. Il a ensuite accès à tout : contacts, photos, mots de passe. Il peut lire les emails, suivre les conversations, même sur les messageries chiffrées, géolocaliser l’appareil, et activer micros et caméras pour transformer le smartphone en véritable mouchard.

Pegasus s’insère dans les applications de messagerie sécurisées pour en copier des données en clair avant que l’application de l’utilisateur ne les chiffre. Il utilise un cryptage pour se protéger de la détection et dispose d'un mécanisme de surveillance et d'autodestruction, qui permet à l'attaquant d'effacer ses traces une fois qu'il a fini (Wikipédia).

En octobre 2019, NSO avait déjà été fragilisé pour avoir rendu possible le piratage de 1 400 téléphones, en exploitant une vulnérabilité de la messagerie chiffrée WhatsApp. Une centaine de journalistes et des militants des droits de l’homme avaient alors été ciblés. 

Interrogé, Edward Snowden prévient " Nous sommes tous visés dans cette histoire " (...)   " L'affaire Pegasus révèle un nouveau marché privé des logiciels malveillants " (France culture)

Pegasus : une arme pour les dictateurs, selon la presse israélienne

Le quotidien Haaretz, lui, le souligne : « Dans de rares cas, mais qui existent tout de même, des journalistes piratés par le Pegasus ont été tués après avoir été choisis comme cibles ». Et selon d’autres articles, NSO n’est pas seul ; plusieurs autres groupes israéliens se livrent aux mêmes genres d’activités.

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Aziz Chahir  Mardi 12 janvier 2021

Les services de renseignement marocains continuent au grand jour de bafouer les libertés individuelles. Les opposants tenaces sont englués dans des scandales sexuels fabriqués de toutes pièces. Voilà de retour l’« État policier », ranimé par l’état d’urgence sanitaire

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Parmi ces failles se trouvent ce qu'on appelle des Zero Day. Des failles qui sont inconnues du fabriquant lui-même et font l'objet d'une recherche par des sociétés spécialisées qui les revendent.

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Projet Pegasus : le Maroc porte plainte en France contre Forbidden Stories et Amnesty international pour diffamation

Rabat attaque le consortium international et l'organisation après les révélations sur l'utilisation du logiciel Pegasus.

Prolonger :

Le respect de la vie privée est un droit humain. Tout Etat faisant grief à ce droit agit de mauvaise foi et commet un acte international illicite. L'Etat, par qui la vente ou la mise à disposition de la technologie qui le permet, en est complice. Les pouvoirs exécutif judiciaire français ont l'obligation positive de garantir l'efficacité du respect à la vie privée, comme tous les Etats partis à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Pegasus : en Hongrie aussi, des journalistes, militants et hommes d’affaires visés par le logiciel espion

Projet Pegasus | Pays membre de l’Union européenne, la Hongrie aussi a sélectionné comme cibles du logiciel espion Pegasus des membres de la société civile, notamment des journalistes, des militants et un patron de presse. Révélations de Forbidden Stories et de ses partenaires, dont Radio France.

En France comme au Maroc, Rabat cible les journalistes

19/07/2021 (mis à jour à 05:59) Par Élodie Guéguen

Projet Pegasus | Le logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO a été utilisé par le Maroc pour surveiller des journalistes et des patrons de presse au Maroc mais aussi en France, selon l'enquête menée par le Forbidden Stories et ses partenaires, dont Radio France.

« Projet Pegasus » : des révélations d’une ampleur mondiale sur la surveillance

19 juillet 2021 Par Fabrice Arfi, Camille Polloni et Ilyes Ramdani

Le consortium Forbidden Stories, Amnesty International et dix-sept médias internationaux ont révélé, dimanche, les contours d’un des plus grands scandales d’espionnage de la décennie. Au moins douze États à travers le monde utilisent Pegasus, un logiciel israélien, pour espionner des journalistes, des opposants et des responsables politiques

La Chine dément tout piratage de Microsoft et fustige les alliés des États-Unis  Publié le : 20/07/2021

Les hackers chinois de nouveau pointés du doigt. Lundi 19 juillet, les États-Unis et leurs alliés ont condamné la Chine pour des cyberactivités présumées « malveillantes », y compris le piratage de messagerie Microsoft qui a affecté des dizaines de milliers d’ordinateurs dans le monde. Ce n’est pas la première fois que le régime chinois est accusé par la Maison Blanche de protéger, voire de « parrainer » de telles attaques. En réponse, Pékin a vivement dénoncé, mardi 20 juillet, des accusations « sans fondement », accusant Washington d'être lui-même « le champion du monde » des cyberattaques.  

Espionnage : la presse menacée

Mediapart a été espionné par le Maroc

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En 2019 et 2020, les téléphones portables de nos journalistes Lénaïg Bredoux et Edwy Plenel ont été infectés par le logiciel espion Pegasus, actionné par des services secrets marocains. Nous déposons plainte auprès du procureur de la République de Paris.

Le Maroc, une dictature qui ne dit pas son nom

Par La rédaction de Mediapart

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La société NSO affirme ne vendre son logiciel que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. De nombreux rapports ont déjà prouvé sa présence dans les téléphones de journalistes ou opposants de nombreux pays.

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Par Fabrice Arfi, Camille Polloni et Ilyes Ramdani

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Pegasus : en Israël, le gouvernement fait l’innocent

22 juillet 2021 Par Emmanuelle Elbaz-Phelps

Les ondes de choc ressenties en France ou en Inde après les révélations de l’enquête internationale sur le logiciel espion développé par la compagnie israélienne NSO ne dominent pas l’espace médiatique israélien. Les politiques assument même de n’avoir « rien à dire ».

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